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XXe FESTIVAL DU FILM PEPLUM d'ARLES
(du lundi 20 août au vendredi 24 août 2007)

XXe festival film peplum
 
Projections sur grand écran et en plein air,
dans le cadre prestigieux du Théâtre Antique d'Arles à 21h 00.
 
Lundi 20

Quo Vadis ? [tv & cin.]
Jerzy KAWALEROWICZ, Pologne, 2001
Pawel DELAG (Marcus Vinicius) - Magdalena MIELCARZ (Ligia) - Boguslaw LINDA (Pétrone) - Jerzy TRELA (Chilon Chilonidès) - Michal BAJOR (Néron) - Agnieszka WAGNER (Poppée)

Mardi 21

Astérix & Obélix contre César [life]
Claude ZIDI, France-Allemagne-Italie, 1998
Christian CLAVIER (Astérix) - Gérard DEPARDIEU (Obélix) - Lætitia CASTA (Falbala) - Roberto BENIGNI (Detritus) - Gottfried JOHN (César) - Michel GALABRU (Abraracourcix)

Mercredi 22

Salammbô [muet]
Pierre MARODON, France-Autriche, 1924-25
Jeanne DE BALZAC (Salammbô) - Victor VINA (Hamilcar) - Rolla NORMAN (Mathô) - Raphaël LIÉVIN (Narr'Havas) - Henri BAUDIN (Spendius)

Jeudi 23

Œdipe roi
Pier Paolo PASOLINI, Italie, 1967
Franco CITTI (Œdipe) - Alida VALLI (Mérope) - Julian BECK (Tirésias) Carmelo BENE (Créon) - Silvana MANGANO (Jocaste)

Vendredi 24

Gladiator
Ridley SCOTT, Etats-Unis, 2000
Russell CROWE (Maximus) - Joaquin PHOENIX (Commode) - Richard HARRIS (Marc Aurèle) - Connie NIELSEN (Lucilla) - Oliver REED (Proximo) - Djimon HOUNSOU (Juba)

 
***
 

Vendredi 24 août, à la Médiathèque d’Arles,

A l‘invitation du Musée de l’Arles et de la Provence antiques et du Service du Patrimoine de la Ville d’Arles, Michel Eloy (PEPLVM – Images de l’Antiquité) interviendra à propos de la réprésentation de Rome dans le péplum.

Festival du film péplum d'Arles
XXe édition
(20-24AOÛT 2007)

Présentation

Comme l'assure la ritournelle : «On n'a pas tous les jours 20 ans !» A l'occasion de sa vingtième édition, le Festival du Film Péplum d'Arles a concocté une programmation exceptionnelle, toute en contrastes, illustrant les diverses oppositions du Septième Art. Au blockbuster américain Gladiator (Ridley Scott, 2000) qui à l'orée du troisième millénaire a ressuscité un genre que l'on croyait moribond, répond le franchouillard et parodique Astérix et Obélix contre César (1998) de Claude Zidi. Retour ensuite à l'Italie - la terre du péplum - avec, pour les intellos, Œdipe-Roi (1967) de Pier Paolo Pasolini. Au religieux Quo Vadis ? (Jerzy Kawalerowicz, 2001), dernière version en date d'un classique de la littérature polonaise maintes fois porté à l'écran, rétorque un ancêtre, un incunable : Salammbô (1924) du Français Pierre Marodon, mais tourné en Autriche où, après l'effondrement des Empires centraux, la crise économique proposait une figuration abondante et bon marché.
Pour son vingtième été, le Festival d'Arles sera donc majoritairement européen : une seule super-méga-prode américaine, sur les cinq titres proposés. Mais quel film !

*

Ridley «Alien» Scott est un des cinéastes britanniques les plus intéressants de cette génération. Peintre de formation il a entrepris Gladiator, ce remake de La chute de l'Empire romain (1964) d'Anthony Mann, en partant d'une photo de la célèbre toile de Gérôme, Pollice Verso. Si la reconstitution en dur du Forum romain à Madrid fut le clou du film de Mann, la restitution virtuelle du Colisée grâce à l'infographie nous fait entrer dans la toile du Maître de Vesoul, palper l'ambiance oppressante et glauque de l'amphithéâtre où, entre les velaria, filtrent de minces traits de lumière. Du centre politique de Rome (le Forum de Mann), Scott déplaça les enjeux de son film vers le centre même du spectacle, le Colisée, émettant une réflexion sur le spectacle comme instrument de gouvernance politique. Au temps de CNN, le parallèle avec notre propre civilisation de l'image est saisissant.

Au religieux Quo Vadis ? contant les origines du christianisme - curieuses gens que ces chrétiens, n'y aurait-il chez eux que des vieillards austères et d'accortes jeunes filles, dont la principale occupation serait de verser d'un vase à un autre ? Observez-les bien and tell me ! - répond la mythologie grecque à travers une relecture freudo-marxiste de la tragédie de Sophocle revue par Pier Paolo Pasolini, Œdipe Roi. Pasolini a filmé au Maroc, dans des décors et costumes baroques faisant songer à une Afrique des origines du Monde.

Jean-Paul II - qui, au Vatican, eut le privilège de voir en primeur le film de son compatriote Kawalerowicz - souligna la proximité de lieux comme le Colisée où, selon la légende hagiographique, furent martyrisés les premiers chrétiens, dont l'apôtre Pierre : «On ne peut pas comprendre la situation actuelle de l'Eglise et de la spiritualité chrétienne si l'on ne revient pas aux événements religieux concernant les hommes qui, enthousiasmés par la «bonne nouvelle» sur Jésus-Christ, devinrent ses témoins. Il faut revenir à ce drame qui eut lieu dans leurs âmes, dans lesquelles s'affrontèrent la crainte humaine et le courage surhumain, le désir de vivre et la volonté d'être fidèle jusqu'à la mort, le sentiment de la solitude face à la haine impassible et, dans le même temps, l'expérience de la puissance qui naît de la présence proche et invisible de Dieu et de la foi commune de l'Eglise naissante.» Il ne vous aura pas échappé que la nouvelle adaptation du roman d'Henryk Sienkiewicz, Quo Vadis ? (Prix Nobel 1905) a été tournée non pas à Hollywood, mais en Europe (Italie et Pologne) par un enfant du pays, Jerzy «Pharaon» Kawalerowicz. Ni que cette adaptation d'un autre classique, de Gustave Flaubert cette fois, Salammbô reste à ce jour le plus grand péplum français jamais tourné. Film et roman qui impressionnèrent, enfant, le «César» de la BD historique franco-belge, Jacques «Alix» Martin - lequel, dans plusieurs albums, reviendra sur les fastes de Carthage et de son cruel dieu Moloch ! Sainte-Beuve, pour sa part, répudiait cette Carthage, ainsi recréée ex nihilo, comme «une fable exotique étrangère à l'esprit latin, au contraire de Rome qui, elle, intéresse l'honnête homme.»
C'est un peu tout cela, le péplum, dont le discours se situe à mi-chemin entre les valeurs qui nous touchent intimement - les valeurs fondatrices de notre civilisation - et l'exotisme le plus débridé des «carthachinoiseries» flaubertiennes...

MICHEL ÉLOY

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TARIF
Prix d'entrée : 6,50 EUR par soirée

Enfants -12 ans : 3 EUR
Abonnement aux 6 films : 32,50 EUR
Abonnement -12 ans : 15 EUR
1 billet d'entrée au Musée de l'Arles Antique =
1 entrée tarif réduit à la projection (billet daté du même jour)

BILLETTERIE

Harmonia Mundi Forum
 

Rue du Président Wilson - Arles
04 90 93 38 00

 

Guichet du Théâtre Antique

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RENSEIGNEMENTS

Pour tous autres détails relatifs à la programmation des films et autres animations (les gladiateurs d'ACTA Experimentation ; les chars romains d’ATTELAGE EN PAYS D’ARLES ; les légionnaires de la LEGIO VIII AUGUSTA et les auxiliaires romains de VIA ROMANA ; la cavalerie gauloise des AMBIANI et la restauration romaine de la TABERNA ROMANA) : visitez le site officiel du FESTIVAL DU FILM PEPLUM d'Arles.(contact : e-mail assoc.peplum@cegetel.net ).

Association Péplum
Tél./Fax/Rép. : 04 90 93 19 55

 

Festival du film péplum d'Arles

 
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