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Festival du film péplum d'Arles
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Depuis seize ans, l'Association Péplum fait
revivre l'espace d'une semaine l'Antiquité dans le théâtre
romain d'Arles, par le biais du cinéma. Récapitulation
des épisodes précédents
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XIXe FESTIVAL DU FILM PEPLUM d'ARLES
(du lundi 21 août au samedi 26 août
2006)
Projections
sur grand écran et en plein air,
dans le cadre prestigieux du Théâtre
Antique d'Arles à 21h 00. |
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| Lundi 21 |
Le Colosse de Rhodes
Sergio Leone, 1961
Avec Rory Calhoun, Lea Massari, Georges Marchal
et Conrado San Martin
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| Mardi 22 |
Le Gladiateur Magnifique
Alfonso Brescia, 1964
Avec Mark Forest, Paolo Gozlino, Jolanda Modio
et Marilu Tolò
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| Mercredi 23 |
L'Esclave de l'Orient (Afrodite, Dea
dell'amore)
Mario Bonnard (1958)
Avec Isabelle Corey, Antonio De Teffe, Ivo
Garrani et Irene Tunc
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| Jeudi 24 |
Médée
Pier Paolo Pasolini, 1969
Avec Maria Callas, Laurent Terzieff et Giuseppe
Gentile
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| Vendredi 25 |
Maciste en Enfer
Riccardo Freda, 1962
Avec Hélène Chanel, Donattelo
Mauro, Kirk Morris et Vira Silenti
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| Samedi 26 |
Théodora, Impératrice
de Byzance
Riccardo Freda, 1953
Avec Georges Marchal, Henri Guisol et Gianna
Maria Canale
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Festival du film péplum
d'Arles
XIXe édition
(AOÛT 2006)
Présentation
Arles se souvient de son passé d'ancienne
capitale de la Gaule... Pour la XIXe édition du Festival
du Film péplum, l'antique Arelate ressurgit des brumes
du Passé ! Celle qui dut son essor à la faveur
de Jules César - qu'elle épaula en avril -49,
quand celui-ci faisait le siège de la métropole
phocéenne, sa puissante voisine Massalia - a, une
fois de plus, fait un choix judicieux, qui couvre tous les
aspects du monde antique et même, comment dire ?,
la Renaissance avec le dantesque Maciste en Enfer.
Il y a, au rendez-vous, la mythologique grecque (Médée),
la Grèce hellénistique (Le Colosse de Rhodes),
l'Empire romain de Néron et des premiers temps du
christianisme (L'Esclave de l'Orient) et celui des
invasions barbares sous Gallien (Le gladiateur magnifique).
L'évocation s'achèvera avec les fastes de
l'Empire d'Orient (Théodora, Impératrice
de Byzance).
Tiré de la tragédie d'Euripide,
Médée plaira aux intellectuels. Pier
Paolo Pasolini nous invite à une méditation
dialectique sur les rapports entre l'Histoire et la Préhistoire,
la Logique et la pré-Logique... l'Occident et le
Tiers-Monde. Le film traite d'un chapitre de la légende
de Jason et des Argonautes. Filmé à Pise en
Italie, à Alep en Syrie et dans le site troglodytique
de la vallée de la Göreme en Cappadoce (Turquie),
P.P.P. pare d'oripeaux barbares un retraitement frazérien
du meurtre d'Absyrtos. Absyrtos, le jeune prince de la Colchide,
a été découpé en morceaux par
sa soeur, la prêtresse et magicienne Médée.
Sa chair démembrée doit servir à fertiliser
le sol et à favoriser la récolte prochaine.
«Marxiste, mais ayant le sens du sacré»,
Pasolini oppose ici la civilisation traditionnelle de la
Colchide et ses paisibles certitudes, à celle de
la grecque Corinthe, moderne et dénuée de
scrupules, qui trouve son incarnation dans l'impérialiste
Jason. Le réalisateur tint beaucoup à avoir
dans le rôle de Médée celle qui l'incarna
à l'opéra, l'ex «Madame Onassis»,
la grande cantatrice grecque Maria Callas.
Le mythique Maciste en Enfer (1962)
est le remake du muet Maciste aux Enfers (1926)
de Guido Brignone, le film qui fascina Fellini enfant. Riccardo
Freda avait remplacé au pied levé un autre
réalisateur - lequel s'était désisté
à la dernière minute - et commença
le tournage sans scénario. Curieux hybride que ce
film hésitant entre Les sorcières de Salem
(ici un procès de sorcellerie dans l'Ecosse puritaine
du XVIIe s.) et l'Enfer de Dante et ses cohortes
de damnés, avec bien évidemment de nombreuses
références à la mythologie grecque
(Prométhée, Sisyphe). Les superbes grottes
de Castellana, près de Bari, se prêtèrent
à l'évocation du souterrain Monde des Morts;
le château est celui de Bracciano, près de
Rome.
Si Freda dut filmer dans l'urgence, Sergio
Leone, lui, rêvait déjà de western.
Toutefois, ses solides références d'assistant
sur toutes les scènes à large figuration des
grands péplums américains tournés à
Cinecittà (Hélène de Troie, Ben
Hur), voire de scénariste (Sous le signe de
Rome), lui valurent de se voir confier la réalisation
du Colosse de Rhodes. Le Colosse de Rhodes,
qui nous fera admirer l'une des Sept Merveilles du Monde,
a donc pour contexte la Grèce hellénistique.
Celle des généraux d'Alexandre qui se sont
partagés le monde oriental, répandant la culture
grecque mais se faisant la guerre entre eux, opposés
dans d'inexpiables rivalités.
Dans ce film, Leone entreprend de démonter par la
parodie tous les poncifs du genre. Et il le fait si subtilement
que son ton ironique ne gène nullement l'amateur
du genre.
Il reste un film étonnant, à la limite de
la science-fiction dans sa reconstitution fantasmatique
d'un colosse d'airain de 110 m de haut, machine de guerre
défendant le port de Rhodes avec ses nombreux aménagements
intérieurs garnis de catapultes. Brandissant un luminaire
qui fait aussi de lui un phare signalant l'île au
loin, le colosse du film est celui de la légende,
enjambant l'entrée du port, les trirèmes se
faufilant entre ses jambes. En fait, pour des questions
de résistance des matériaux, une telle attitude
aurait été impossible; et du reste, le véritable
colosse ne mesurait guère plus de 30 m de haut. Il
avait été dédié à Hélios,
le Soleil, dieu protecteur de l'île, en remerciement
d'avoir en 305 défendu la ville assiégée
par le roi de Macédoine Démétrios le
Poliorcète («le Preneur de Villes»).
En vérité, Rhodes fut surtout défendue
par l'astuce de l'ingénieur Charès de Lindos,
qui enraya l'assaut de la grande helépole
- une tour de siège haute de quarante mètres
-, en inondant devant elle la plaine, où elle s'embourba.
Cette machine de guerre servit d'échafaudage à
Charès - toujours lui - pour la construction du colosse.
Le fer et le bronze récupérés du matériel
de guerre abandonné par Démétrios,
en fournirent la matière première. Dans le
film de Leone, le Colosse est confondu avec la machine de
guerre elle-même, avec ses batteries d'engins d'artillerie.
L'esclave de l'Orient se déroule
à Corinthe, à l'époque où Néron
essayait d'en percer l'isthme, et nous fait découvrir
les premières communautés chrétiennes.
Quelque part, le scénario de cette Afrodite Dea
dell'Amore n'est pas sans lorgner vers l'Aphrodite
de Pierre Louÿs, ce «romans de moeurs antiques»
dont le héros était également un sculpteur
grec répondant au nom de Démétrios,
aimé par une courtisane, mais dont l'intrigue avait
pour cadre Alexandrie, un demi-siècle avant la naissance
du Christ. Quel dommage que ce petit joyau de la littérature
érotique ait sombré dans le catéchisme
!
Situé sous le règne de Gallien,
Le gladiateur magnifique évoque la menace
des barbares huns aux frontières orientales de l'Empire,
et la lutte de Rome pour conserver la Dacie et... ses mines
d'or (sur la rive gauche du Danube, la Dacie correspond
à l'actuelle Roumanie).
(En fait, en 260, Gallien lutta contre les Goths; et les
Huns n'entrèrent dans l'histoire romaine qu'un gros
siècle plus tard...)
Théodora, Impératrice de
Byzance fut, en 1953, le premier film européen
en Technicolor. Le film conte l'ascension sociale d'une
saltimbanque qui devint impératrice. La course chars
fut reconstituée à l'E.U.R. (actuellement
le quartier administratif de Rome). Avec, dans le rôle-titre,
la dernière grande diva italienne Gianna Maria Canale,
Théodora évoque la fameuse émeute
de janvier 532, connue sous le nom de la «Sédition
des Victorats» ou «Sédition Nika»,
que le général Bélisaire réprima
dans le sang, exterminant quelque 30.000 citoyens dans l'hippodrome
où il les avait enfermés.
L'Empereur Justinien était un «catholique orthodoxe»
- à l'époque c'était pareil, ce ne
le sera plus après le Grand Schisme - mais, comme
le rappelle le dialogue du film, sa belle Théodora
était «égyptienne». «Egyptienne»,
c'est-à-dire monophysite. Le monophysisme fut une
hérésie parmi d'autres, combattue par l'Eglise.
La croyance monophysite fut très répandue
parmi les chrétiens d'Orient, notamment en Egypte.
Son fondateur, l'évêque de Jérusalem
Eutychès, professait que Jésus-Christ et son
Père étaient une seule et même
personne. Etant donc essentiellement de nature divine, le
Sauveur n'avait pu souffrir sur la croix. Ce que
ne pouvait admettre le catholicisme orthodoxe qui enseignait
que Jésus procédait des deux natures
(consubstantialité), à la fois divine et humaine.
Il est remarquable de noter combien, dans les années
'50-'60, les cinéastes prudents éludaient
les subtilités théologiques du christianisme
primitif. Ainsi Les derniers jours d'un Empire, dont
l'action se situe en Orient, sous Valens, au moment du tremblement
de terre du 21 juillet 365. L'antagonisme entre chrétiens
catholiques et chrétiens ariens (autre hérésie,
celle de l'évêque d'Alexandrie Arius, qui professait
quant à lui que la nature de Jésus était
essentiellement humaine, ravalant donc le Christ au rang
de simple prophète) y était présentée
comme une persécution des chrétiens par les
païens. Plus récemment, après les scandales
de La Dernière Tentation du Christ de Scorsese
- avec son Jésus humain, trop humain, inclinant à
préférer une vie tranquille avec Marie-Madeleine
- et son contraire, l'apologie fanatique de la rédemption
par le martyre, La Passion de Mel Gibson, le terrain
se trouvait tout préparé pour accueillir le
Code da Vinci, maintenant porté à l'écran.
Michel ÉLOY
***
TARIF
Prix d'entrée : 6,50 EUR par soirée
|
Enfants -12 ans : 3 EUR
Abonnement aux 6 films : 32,50 EUR
Abonnement -12 ans : 15 EUR
1 billet d'entrée au Musée de l'Arles
Antique =
1 entrée tarif réduit à la
projection (billet daté du même jour)
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BILLETTERIE
Harmonia Mundi Forum |
Rue du Président Wilson - Arles
04 90 93 38 00
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Guichet
du Théâtre Antique
***
RENSEIGNEMENTS
Pour tous autres détails relatifs à
la programmation des films et autres animations (les
gladiateurs d'ACTA
Experimentation) : visitez le site officiel du
FESTIVAL
DU FILM PEPLUM d'Arles.
Association Péplum
Tél./Fax/Rép. : 04 90 93 19 55 |
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XVIIIe FESTIVAL DU FILM PEPLUM d'ARLES
(août 2005)
Une fois de plus et pour sa XVIIIe édition,
le Festival du film péplum d'Arles réussit
un subtil dosage : un tiers de mythologie grecque (Le
Triomphe d'Hercule, Le défi des Géants),
un tiers d'Empire romain (L'or des Césars, Quo
Vadis) et un tiers d'orientalisme (Nefertiti, Salammbô).
Hercule, le héros qui retour du Jardin
des Hespérides jalonna de ses témoignages
la façade méditerranéenne de la France,
y traçant la «voie héracléenne»
- plus tard rebaptisée via Domitia par les
Romains - est particulièrement à l'honneur,
aujourd'hui, avec deux films. Dans Le Triomphe d'Hercule
(1964), il perd momentanément sa force légendaire
en punition du meurtre de son demi-frère, le paisible
Eurysthée, à un moment crucial de sa carrière
de redresseur de torts. En effet, pour donner l'empire de
Mycènes à son fils Myles, la magicienne Pasiphaé
a suscité la venue en notre bas monde de sept géants
de bronze, les Centimains. Des mains, ils n'en ont que deux
dans le film. Mais ces Géants à Cent Mains,
les Hécatonchires, sont mentionnés par Homère
dans l'Iliade où leur rôle est positif.
Au nombre de trois - Briarée (ou Ægaeon), Kottos
et Gyès - ils sont les fils d'Uranus et de Gé,
autrement dit les fils du Ciel et de la Terre. Thétis,
la déesse marine, les a sortis du Tartare pour qu'ils
défendent Zeus contre ses frères et surs
révoltés contre lui (Poséidon, Héra...).
Le défi des Géants (1965)
traite plus ou moins du même fond légendaire
: il s'agit cette fois du plus fameux d'entre les Géants,
Antée, appelé à régner sur le
vaste univers. Déjà rencontré sous
les traits du boxeur Primo Carnera dans Hercule et la
Reine de Lydie, Antée - qui reprenait des forces
au contact de Gé, sa mère la Terre - nous
revient cette fois les traits de Giovanni Cianfriglia, ex
doublure de Steve Reeves. Croyant Hercule définitivement
prisonnier du Monde des Morts où l'a attiré
sa mère, Antée prend le pouvoir à Syracuse
dont il épouse la reine Léda. Curieux cocktail
que ce Défi des Géants, entièrement
confectionné avec des stock shots : un tiers
d'Hercule contre les Vampires, un tiers d'Hercule
à la conquête de l'Atlantide et un tiers
de séquences originales. Le procédé
n'était pas rare à Cinecittà : soit
un producteur impécunieux rachetait à un autre
quelques plans à grand spectacle, soit il phagocytait
ses propres productions pour sortir à bon compte
un titre de plus; ainsi par exemple furent bidouillés
Hercule
contre Moloch ou Maciste le vengeur du dieu Mayas.
Dans le présent cas, ce producteur se nommait Achille
Piazzi et, piochant dans les films qu'avaient réalisé
pour lui Mario Bava et Vittorio Cottafavi, il en fit confectionner
un troisième par Maurice Bright, alias Maurizio Lucidi,
qui avait été le directeur de la photo sur
les deux premiers.
Nous passons ensuite aux fastes de l'Empire
romain. L'or des Césars (1962) se passe
en Espagne, sous le règne de Domitien - le «Néron
chauve» - plusieurs fois évoqué, mais
que l'on ne voit guère physiquement dans le film.
Dans cette province celtibère encore mal soumise,
Rome rêve de s'approprier de fabuleuses mines d'or.
L'occasion de retrouver une compatriote, Mylène Demongeot.
Quo Vadis, d'après le roman d'Henryk
Sienkiewicz, nous transporte à la cour de Néron,
le croquemitaine des chrétiens qui mettait en verve
Montherlant. Aujourd'hui les historiens sont un peu plus
nuancés quant aux «méfaits» attribués
à un empereur dont le principal tort fut sans doute
d'avoir été un artiste bohème et fastueux,
plutôt qu'un gestionnaire soucieux d'administration
rigoureuse. Néron fut adoré du peuple romain
(mais pas de la noblesse sénatoriale, de loin s'en
faut !). Quand aux «lois néroniennes»
fondatrices des persécutions, elles relèvent
de la rumeur, et il faudra attendre trois siècles
avant de lire sous la plume de panégyristes chrétiens
la thèse d'une accusation à l'encontre des
disciples du Christ d'avoir été les incendiaires
de Rome. On a dit que les auteurs chrétiens pouvaient
enfin parler librement, maintenant que Constantin avait
reconnu leur culte; mais aucun auteur païen n'a jamais
accusé les chrétiens d'être des incendiaires
- sauf, il faut bien le reconnaître, cette mauvaise
langue de Suétone et Tacite, dont le manuscrit est
des plus suspects (il date du XIIe s., et les bons moines
purent y interpoler ce qu'ils voulaient). Le vrai crime
de Néron fut sans doute d'être l'empereur régnant
au moment supposé du martyre de Paul et de Pierre
(1)...
L'Orient fabuleux est ici représenté
d'une part par l'évocation de l'Egypte pharaonique
et, de l'autre, par celle de la Carthage flaubertienne.
C'est vrai que le père de Madame Bovary, qui avait
tant peiné à dresser un tableau de la République
punique archéologiquement convaincant, aurait eu
quelque surprise à reconnaître son roman à
travers ces mercenaires révoltés, aux panoplies
très stylisées, vaguement précolombiennes;
ou d'apprendre que Mathô fut Gaulois ! Salammbô
(1959) fut tourné par Sergio Grieco à Ilfrane,
au Maroc, avec le concours de la fameuse cavalerie berbère.
L'acteur franco-lithuanien Jacques Sernas et la Jeanne Valérie
des Liaisons dangereuses s'en partageaient la vedette.
Enfin, Nefertiti reine du Nil (1961) nous
fait toucher à une énigme de l'histoire des
religions. Son époux, le pharaon Aménophis
IV Akhénaton passe pour avoir inventé le monothéisme
avant Moïse, à moins que Moïse n'ait été
tout simplement son disciple ! Quant à Nefertiti,
ici incarnée par Jeanne Crain, sa beauté ensorcelle
encore par-delà l'abîme du temps - très
exactement depuis la découverte de son buste, actuellement
conservé au Musée archéologique de
Berlin, dont les lignes pures ont été érigées
en canon académique. Fernando Cerchio tente d'imaginer
les péripéties mouvementées sur fond
de guerre de religion au cours desquelles le sculpteur Tumous
(Edmund Purdom) réalisa ce chef d'uvre de la
statuaire égyptienne trouvé dans un atelier
de Tell el-Amarna (2)
NOTES :
NOTES 2005 :
(1) C'est
l'occasion de signaler la sortie, aux Presses universitaires
du Mirail (Toulouse), d'un petit livre intitulé
Quo Vadis ? Contexte historique, littéraire
et artistique de l'oeuvre d'H. Sienkiewicz (2005)
publié sous la direction de Kinga Joucaviel. -
Retour texte
(2) On
a supposé qu'il s'agissait d'un portait officiel
destiné à servir de modèle aux artistes.
- Retour texte
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XVIIe FESTIVAL DU FILM PEPLUM d'ARLES
du 23 au 28 août 2004
Cette année, le Festival
du Film Péplum d'Arles, l'ancienne capitale de
la Gaule, renoue une fois de plus avec son passé
antique. Prenant en compte les aspects les plus variés
des Antiquités romaine et orientale, il nous propose
une sélection judicieuse. L'Orient fabuleux y est
représenté par Sémiramis, esclave
et reine, l'Afrique par Salammbô, Deux heures
moins le quart avant J.C. et El Kébir, le
fils de Cléopâtre; le monde romain, enfin,
par Spartacus (1953), Les derniers jours de Pompéi
(1959) et Ursus, le gladiateur rebelle. Présentons-les
dans l'ordre chronologique.
Le vieux Ferraniacolor confère une élégante
patine vert et rouge à la Sémiramis (1954)
de Bragaglia, qui nous transporte dans la Babylone du VIIIe
s. av. n.E. avec, dans le rôle de l'esclave qui devint
reine, l'altière Rhonda Fleming. Ce personnage historique
- la reine assyrienne Sammouramat (?) - est nimbé
de légende : un roi aurait construit pour elle les
fameux «Jardins suspendus de Babylone», une
des Sept Merveilles du Monde.
Redescendons la ligne du temps de quelques
siècles. En 240-238, la Première guerre punique
achevée, Carthage veut congédier sans les
payer les mercenaires dont elle n'a plus besoin : tel est
le sujet de Salammbô (1959). Africains, Grecs
et Gaulois se révoltent pour exiger leur dû.
Un tragique amour va réunir la prêtresse de
Tanit, Salammbô, et Mathô, le beau guerrier
barbare. Ce dernier est incarné par un jeune premier
de l'époque, le franco-lithuanien Jacques Sernas.
Quant à Salammbô, elle était interprétée
par un espoir du cinéma français, Jeanne Valérie
- révélée par La femme et le pantin.
Heureusement pour eux, dans le film, les amants maudits
finissaient par se retrouver au lieu de connaître
une seconde fois le tragique destin que leur réservait
le roman de Flaubert. Happy End.
Encore une saut de puce de deux siècles,
et voici Spartacus (1953), le gladiateur rebelle,
dans la version en noir et blanc de Riccardo Freda, le pape
du cinéma néo-irréaliste, le roi du
film d'aventures ! En 73 av. n.E., une poignée de
gladiateurs qui devinrent bien vite toute une armée,
se révolta contre la République. Leur tentative
désespérée fut matée dans le
sang et 6.000 d'entre eux périrent crucifiés.
Les scènes d'amphithéâtre ont été
tournées dans les arènes de Vérone.
On y trouve, à côté de Massimo Girotti
(Spartacus), la somptueuse Gianna-Maria Canale, ex-miss
Italie (classée 2e en 1947), qui pour le tenter,
vient trouver le héros enchaîné dans
l'ergastule : «Guarda mi, Spartaco ! Ci sono stati
uomini che hanno dato la vita per mio bacio» (Regarde-moi,
Spartacus ! Les hommes aiment se perdre pour un seul de
mes baisers).
Le film fut massacré par le préposé
à la censure italienne - un fonctionnaire en place
depuis Mussolini - en raison de l'image négative
qu'il donnait des Romains. Un document !
Changeons de registre, et divertissons-nous.
Nous sommes maintenant à Rahat-Locum, petite colonie
romaine d'Afrique du Nord. Voici une parodie «cent-pour-cent-fran-çaise»
de Jean Yanne, avec l'inénarrable Coluche en Ben-Hur
Marcel, Michel Serrault en Jules César-gay et Mimi
Coutelier en Cléopâtre. Deux heures moins
le quart avant J.C. (1982) a été tourné
dans le Hollywood arabe des années '80 : les studios
Carthago de Monastir (Tunisie), l'antique Ruspina. Tarak
Ben Ammar les avait édifiés dans le village
natal de son oncle, le Président Bourguiba. A l'époque,
on y tourna quantité de péplums : Jésus
de Nazareth (Zeffirelli), La vie de Brian (Monty
Pythons), Le larron (Pasquale Festa-Campanile), la
série TV Anno Domini etc., mais aussi des
superprodes comme Pirates (Polanski), La guerre
des étoiles (Lucas) et Les aventuriers de
l'Arche perdue (Spielberg)...
«Deux heures moins de quart avant Jésus-Christ»
?... nous devons donc être le 24 décembre -6,
voire -8 avant... J.-C. soi-même. Or César,
assassiné en mars -44, n'avait rencontré Cléopâtre
en Alexandrie que plus haut encore dans le temps, le 7 octobre
48 selon le calendrier préjulien (c'est-à-dire,
dans le calendrier julien, le 24 août 48 à
l'estime d'U. Le Verrier, ou le 2 août 48, selon P.
Groebe [1]).
Les dates filent sur la courbe vertigineuse du temps, mettant
le Passé en abîme, reculant sans cesse, nous
échappant comme sable fin entre les doigts... Jean
Yanne, heureusement, nous indique de rassurants points de
repères. Les anciens Romains n'étaient pas
si différents de nous, avec leurs C.R.S. (Compagnies
Romaines de Sécurité) et leurs panneaux publicitaires
pour le Boursinium aux fines herbes, le Bannaniam (Y'a bonum
!), les Poelum Tefalum, indispensables instruments de travail
des ménagères du temps jadis, et les distributeur
de picotin «Shellum» pour les biges à
2 cv.
Quand à Tarak Ben Ammar - maintenant établi
distributeur en France -, il a encore récemment fait
parler de lui en mettant au catalogue de sa société,
Quinta Communications, La
Passion de Mel Gibson.
En 30 av. n.E., Octave mettait fin à
la plus brillante dynastie de la Grèce hellénistique,
celle des Ptolémées d'Egypte. La reine Cléopâtre
VII se laissait mordre par un aspic en son palais d'Alexandrie,
et le romain vainqueur faisait mettre à mort toute
sa progéniture mâle - Caesarion, le fils de
Jules César, et Alexandre Hélios, celui de
Marc Antoine. Toute sa progéniture ? Non ! Il avait
oublié Mark Damon, El Kébir - Le Fils de
Cléopâtre (1965), qui allait donner du
fil à retordre au gouverneur de l'Egypte, cruel et
corrompu comme il se doit.
Maintenant, franchissons hardiment le cap
de l'Ere chrétienne : en 79 de n.E., l'éruption
du Vésuve engloutit sous cendres et laves trois cités
campaniennes : Pompéi, Herculanum et Stabies... Librement
inspiré du roman d'E.G. Bulwer-Lytton, Les derniers
jours de Pompéi (1959) est la énième
version, mais non la dernière, d'une des oeuvres
les plus souvent portées à l'écran
(James «Terminator» Cameron en prépare
une nouvelle mouture, d'après le roman de Charles
Pellegrino, Ghosts of Vesuvius).
Le film devait être tourné par Mario Bonnard,
malade, aussi la responsabilité retomba-t-elle sur
son assistant, Sergio Leone ! Les producteurs ayant
engagé Steve «Hercule» Reeves, il fallut
adapter en conséquence un scénario qui n'était
pas fait pour lui.
Et pour finir : Ursus, le Gladiateur rebelle
(1963). Ce film de Domenico Paolella, consacré
à la fin du cruel règne de l'empereur Commode
(mort en 192 de n.E.), fut tourné dans le sillage
de La chute de l'Empire romain (1964), et même
sortit un peu avant. Avec des moyens beaucoup plus modestes,
Paolella nous livre une version de la mort de Commode infiniment
plus proche de la réalité historique que celle
du film d'Anthony Mann, du reste reprise par Ridley Scott
dans le fabuleux Gladiator (2001) : le furieux empereur-gladiateur,
en effet, mourut assassiné dans son lit !
XVIIe FESTIVAL DU FILM
PEPLUM d'ARLES
du 23 au 28 août 2004 à 21h
sur grand écran
- 23 août : Deux heures moins le quart avant
Jésus-Christ (Jean YANNE, 1982)
Avec Coluche, Michel SERRAULT, Françoise FABIAN.
- 24 août : Le Fils de Cléopâtre
(Ferdinando BALDI, 1964)
Avec Mark DAMON, Scilla GABEL.
- 25 août : Spartacus (Riccardo FREDA, 1952),
N&B, V.F.
Avec Ludmilla TCHERINA, Gianna-Maria CANALE, Massimo GIROTTI.
- 26 août : Ursus Gladiateur Rebelle (Domenico
PAOLELLA, 1963)
Avec Alan STEEL, Gloria MILLAND, Nando TAMBERLANI.
- 27 août : Sémiramis Esclave et Reine
(Carlo Ludovico BRAGAGLIA, 1954)
Avec Rhonda FLEMING, Ricardo MONTALBAN.
28 août : Les Derniers Jours de Pompéi
(Mario BONNARD et Sergio LEONE, 1959)
Avec Steve REEVES, Annemarie BAUMANN.
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Deux animations sont prévues les
24 et 28 août.
Mardi 24 août 2004 AVE CAESAR
Samedi 28 août LES JEUX DU CIRQUE
- 12h30 : Découverte de la gastronomie romaine
par la Taberna Romana
(Sur réservation, places limitées*).
- 14h00 : Visite thématique du Musée et
des fouilles avec M. GENOT (archéologue) : «Le
Cirque romain, les jeux du cirque».
- 15h30 : Animation : Course de chars
Esplanade devant de Cirque romain d'Arles (au Musée)
16h30 : Visite thématique du Musée et des
fouilles avec M. GENOT (archéologue) : «Le
Cirque romain, les jeux du cirque».
Réservation : Musée
de l'Arles et de la Provence Antiques Tél.
: 04 90 18 89 08
NOTE :
(1) Cf.
L. CANFORTA, César, le dictateur démocrate,
Flammarion, 2001, p. 461. - Retour
texte
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FESTIVAL DU FILM PÉPLUM
d'ARLES - XVIe éd.
(18-23 août 2003)
Arelate en Narbonnaise, chez les Cavarres dans la Viennensis
et au nord des Anantilii nous précise le géographe
Strabon. Au carrefour de la via Domitiana, reliant
l'Italie à l'Espagne, et du Rhône, axe de pénétration
méditerranéenne dans le monde celtique. Jules
César en fit une colonie de droit romain, Colonia
Julia Paterna Sextanorum Arelatensium, et le IVe s.
la verra devenir capitale des Gaules.
Depuis seize ans, au cur du mois d'août Arles
crée l'événement avec son désormais
célèbre FESTIVAL
DU FILM PÉPLUM.
C'est ainsi qu'Arles devient alors la capitale du cinéma
historico-mythologique qui se tient dans le prestigieux
théâtre romain. Cette année encore le
Festival ne faillira pas à sa réputation avec
sa parade de gladiateurs et une solide sélection
de six films dont la pièce maîtresse, Scipion
l'Africain (Carmine Gallone, 1937), retrace la libération
du sol italien après seize années d'occupation
carthaginoise et la défaite d'Hannibal à Zama
(2 octobre -202). Pour le tournage de ce film colossal,
Vittorio Mussolini - le fils du Duce, qui en était
le producteur exécutif - avait fait un voyage d'études
à Hollywood.
Le Géant de Métropolis (Umberto Scarpelli
& Mario Tota, 1961) nous entraîne dans une mystérieuse
civilisation souterraine et fort avancée qui n'est
pas sans faire songer à l'Atlantide, tandis que L'Esclave
du Pharaon (Irving Rapper & Luciano Ricci, 1960)
retrace l'épisode biblique de Joseph vendu par ses
frères à Putiphar, l'intendant de pharaon.
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"Le Géant de Métropolis" |
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"L'esclave du Pharaon
(Joseph vendu par ses Frères)" |
La mythologie grecque n'est bien sûr pas oubliée,
étant illustrée par les aventures du héros
Persée, vainqueur de la Méduse, et les exploits
du fameux Achille, roi des Myrmidons. A une époque
où les monstres de carton pâte étaient
de rigueur, Persée l'Invincible (Alberto De
Martino, 1962) a bénéficié d'effets
spéciaux particulièrement soignés comme
le monstre du marais et une Méduse lovecraftienne
: c'était le premier travail professionnel d'un certain
Carlo Rambaldi qui, depuis, a fait son chemin (1)
! Quant à La Colère d'Achille (Mario
Girolami, 1962), c'est une des plus belles adaptations de
l'Iliade, pour une fois envisagée du point
de vue grec (2)
("Chante, ô Muse, la colère d'Achille fils
de Pélée, si funeste aux Achéens..."),
qui bénéficie de la participation d'une des
plus étonnantes personnalités du cinéma-bis
: Gordon Mitchell, au visage taillé au couteau.
Enfin, Le Voleur de Damas (Mario Amendola, 1963)
jette un regard ironique sur la présence romaine
en Orient en vous narrant les aventures de deux pickpockets
un peu Robin-des-Bois, avec un dénouement digne d'une
comédie de Plaute.
MICHEL ÉLOY
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"Persée l'Invincible" |
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"La colère d'Achille" |
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"Le voleur de Damas." |
LE PROGRAMME
Les films
Lundi 18 août 2003 : La Colère d'Achille
Mardi 19 août 2003 : Le Voleur de Damas
Mercredi 20 août 2003 : Le Géant de
Métropolis
Jeudi 21 août 2003 : Scipion l'Africain
(V.O. sous-titrée)
Vendredi 22 août 2003 : Persée l'Invincible
Samedi 23 août 2003 : L'Esclave du Pharaon
Défilé romain, Animations et Combats de
Gladiateurs le mardi 19 août 2003
A partir de 17h : Spectacles de combats de gladiateurs
(Institut Ars
Dimicandi 3),
place de l'Hôtel de Ville;
18h : Défilé dans les rues du centre
ville;
21h : Arrivée de l'Empereur et Animations
de Gladiateurs au Théâtre Antique
Tarifs
Prix d'entrée : 6,50 EUR par soirée
- Tarif réduit : 3 EUR
Abonnement aux 6 films : 32,50 EUR
Tarif réduit (pour les enfants de -12 ans) : 15 EUR
Contacts
Madame Danielle Valette
ASSOCIATION PEPLUM - LES PRÉMICES DU RIZ
rue Lucien Guintoli, 13
F 13200 ARLES
Tél./Fax : 04 90 93 19 55
(Pour l'étranger : (33) 490 93 19 55)
NOTES :
(1)
King Kong (John Guillermin, 1976). - Retour
texte
(2)
Hélène de Troie de Robert Wise était
axé sur Pâris, et La guerre de Troie
de G. Ferroni sur Enée. - Retour
texte
(3)
L'Institut Ars
Dimicandi, qui travaille en liaison avec l'Université
de Nîmes, étudie les techniques de combat
et d'escrime antiques. Leurs duels à armes mouchetées
ne sont pas chorégraphiés, mais se déroulent
dans le même esprit qu'un assaut d'escrime en compétition,
les coups étant réellement portés
(full contact). - Retour
texte
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Arles : XVe
Festival du film péplum
du 19 au 24 août 2002
Séances à 21h,
au Théâtre antique -
Projections sur écran large
Programme
Lundi 19 : Attila, fléau de Dieu, avec
Antony Quinn et Sophia Loren
Mardi 20 : La révolte des Prétoriens,
avec Richard Harrison et Giuliano Gemma
Mercredi 21 : La vengeance de Spartacus, avec Roger
Browne et Gordon Mitchell
Jeudi 22 : Hercule à la conquête de l'Atlantide,
avec Reg Park et Fay Spain
Vendredi 23 : Jules César conquérant de
la Gaule, avec Cameron Mitchell et Dominique Wilms
Samedi 24 : La chute de l'empire romain, avec Stephen
Boyd et Christopher Plummer
Mardi 20 août :
Défilé romain. Animations et Combats de
Gladiateurs
A partir de 17h :Spectacle - combats de gladiateurs,
place de l'Hôtel de Ville.
18h 30' : Défilé dans les rues du centre
ville.
21h : Arrivée de l'Empereur et Animations
de Gladiateurs au Théâtre Antique.
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Si longtemps la France a pu se prévaloir d'être
la "Fille Aînée de l'Eglise", assurément
la Gaule - quant à elle - fut la fille aînée
de l'Empire romain. Après avoir annexé tous
les territoires de la péninsule (y compris la Gaule
Cisalpine), puis la Sicile - la première province
de Rome ("la" provincia qui deviendra "la Provence"),
fut la Gaule Narbonnaise, capitale Narbonne, également
appelée Gallia Togata (la Gaule où
l'on porte la toge) par opposition à la Gallia
Comata (la Gaule chevelue [des Barbares]). Jules
César donna la citoyenneté romaine à
ses légionnaires gaulois de la fameuse légion
"Alouette" et plus tard l'empereur Claude, qui était
natif de Lyon, l'étendra à tous les Gaulois
de condition libre. Le chantre de l'épopée
nationale que fut l'Enéide, le poète
Virgile était un Gaulois natif de Mantoue en Cisalpine.
Mais c'est aussi la Gaule qui, après l'Italie, compte
le plus grand nombre de théâtres et amphithéâtres
romains.
Ce préambule pour saluer l'initiative de Danielle
Valette, présidente de l'"Association Péplum",
de ressusciter les fastes du monde antique dans le décors
prestigieux du théâtre romain d'Arles, qui
en est aujourd'hui à sa quinzième édition.
Des temps mythiques de la légende d'Hercule et de
ses voyages dans l'Extrême-Occident, au-delà
des Colonnes qui portent son nom (Hercule à la
conquête de l'Atlantide), jusqu'à la sombre
période des invasions barbares d'Attila - alors que
dans une Gaule partagée entre Francs et Wisigoths,
le Comte Ætius, Maître de la Milice était
le dernier garant de l'ordre romain (+451) (Attila fléau
de Dieu) -, en passant par les guerres serviles et l'incontournable
problème de la société esclavagiste
(-71) (La vengeance de Spartacus) auquel répond
une évocation de l'ge d'Or des Antonins, qui commence
avec la prise du pouvoir par Nerva en +96 (La révolte
des Prétoriens) et finit avec la mort de Commode
en +192 (La chute de l'Empire romain), chacun de
ces six films ressuscite pour notre plus grand plaisir un
moment crucial de notre passé antique.
C'est pour le touriste l'occasion de visiter Arelate -
l'Arles antique - qui fut au IVe s. capitale des Gaules,
ses théâtre et amphithéâtre, ses
thermes de Constantin et ses Champs-Elyséens, son
cryptoportique et son superbe Musée archéologique
qui se dresse au milieu du cirque antique. Et si la liqueur
de Bacchus ne vous est point indifférente, faites
un saut juste à côté, à Beaucaire,
et visitez le domaine des Tourelles où Hervé
Durand, en liaison avec des chercheurs du C.N.R.S., a dans
sa propriété reconstitué l'antique
pressoir romain, ainsi que le vin au miel (le mulsum)
et le vin mariné (le "Turicculæ") tels que
décrits par une recette de Columelle (Ier s. de n.E.)
!
MICHEL ÉLOY
Arles
: XIVe Festival du film péplum
du 20 au 25 août 2001
Jason et les Argonautes - Rome contre Rome
- Néron essayant le poison sur les esclaves (G. Hatot,
FR - octobre 1897 [Les Frères Lumière])
- Les derniers jours de Pompéi (1948) - Maciste contre
les hommes de pierre - La révolte des esclaves -
Barabbas
Arles : XIIIe Festival du film
péplum
du 21 au 26 août 2000
Salomon et la reine de Saba - Le fils de Locuste
(Louis Feuillade) - Hercule se déchaîne - Les
Travaux d'Hercule (Emile Cohl, FR - 1910 [dessin animé])
- Les gladiatrices - La vierge d'Argos (L. Feuillade) -
Maciste dans les mines du roi Salomon - La légende
de la fileuse : Athéna et Arachnée (L. Feuillade)
- La vallée des pharaons - Les Dix Commandements
(1957)
Arles : XIIe Festival du film
péplum
du 23 au 28 août 1999
Samson contre Hercule - Les gladiatrices -
Le Géant de la Vallée des Rois - Les conquérants
héroïques - La fureur des gladiateurs - Spartacus
(1960)
Arles : XIe Festival du film péplum
du 24 au 29 août 1998
Les Titans - Spartacus - Hélène,
reine de Troie - Les derniers jours de Pompéi (1935)
- Les Cariatides (Nicole Van Goethem, FR [dessin animé,
7']) - Sémiramis, esclave et reine - Ben Hur
(1959)
Arles : Xe Festival du film péplum
du 25 au 30 août 1997
Ulysse contre Hercule - Fort Alésia
- Ultima Hora (Laurence Maynard, FR - 1996 [35'])
- La vie de Brian - Maciste contre le Cyclope - L'esclave
de Rome - L'Egyptien
Invités : Renzo Pedrazzini, Gilbert Julia et
Michèle Teysseyre (La cuisine antique)
Arles : IXe Festival du film péplum
du 26 au 31 août 1996
Cléopâtre (1962) - La vengeance
d'Hercule - Hercule contre les tyrans de Babylone - Sous
le signe de Rome - La vie du Christ (Alice Guy, 1906 [30'])
- Ponce Pilate
Arles : VIIIe Festival du film péplum
du 21 au 26 août 1995
Le roi David - Hercule contre les mercenaires
- Cléopâtre, une reine pour César
- Les derniers jours de Pompéi (1959) - Les week-ends
de Néron - Théodora, impératrice
de Byzance
Invité : Riccardo Freda
Arles : VIIe Festival du film péplum
du 22 au 27 août 1994
Les Horaces et les Curiaces - Cabiria -
Les Trois Stooges contre Hercule - La Tunique - Les gladiateurs
- La Bible
Invités : Jacques Gaillard, Nadine Siarri,
Michel Eloy
Arles : VIe Festival du film péplum
du 23 au 28 août 1993
Hélène de Troie - L'enlèvement
des Sabines - Les guerriers - Le Satyricon - Fabiola -
Barabbas
Arles : Ve Festival du film péplum
du 24 au 29 août 1992
La Terre des Pharaons - Les Bacchantes -
Centurions contre gladiateurs - Jules César - La
révolte des gladiateurs - Les légions de
Cléopâtre
Invité : Laurent Aknin
Arles : IVe Festival du film péplum
du 26 au 31 août 1991
Hercule et la reine de Lydie - La bataille
de Marathon - Ursus, la fureur d'Hercule - Le Pharaon
- Carthage en flammes - La chute de l'Empire romain
Arles : IIIe Festival du film péplum
du 27 août au 1er septembre 1990
Ulysse - La guerre de Troie - Romulus et
Rémus - Sodome et Gomorrhe - Le siège de
Syracuse - Spartacus (1960)
Arles : IIe Festival du film péplum
du 28 août au 2 setembre 1989
Samson et Dalila (1949) - Les Travaux d'Hercule
- Hercule contre les Mercenaires - Maciste et le100 gladiateurs
- Les Dix Commandements (1957)
Arles : Ier Festival du film péplum
du 29 août au 2 septembre 1988
Le Colosse de Rhodes - Hercule contre les
Fils du Soleil - Maciste dans la Vallée des Lions
- Duel des Titans - Ben Hur (1958)
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