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Festival du film péplum d'Arles

Pour tous les détails de la programmation, calendrier du festival de cinéma, résumés et fiches des films, et le détail des autres manifestations (les gladiateurs d'ACTA Experimentation) : visitez le site officiel du FESTIVAL DU FILM PEPLUM d'Arles.

 

Depuis seize ans, l'Association Péplum fait revivre l'espace d'une semaine l'Antiquité dans le théâtre romain d'Arles, par le biais du cinéma. Récapitulation des épisodes précédents

arles
XIXe FESTIVAL DU FILM PEPLUM d'ARLES
(du lundi 21 août au samedi 26 août 2006)

Projections sur grand écran et en plein air,
dans le cadre prestigieux du Théâtre Antique d'Arles à 21h 00.
 
Lundi 21

Le Colosse de Rhodes
Sergio Leone, 1961
Avec Rory Calhoun, Lea Massari, Georges Marchal et Conrado San Martin

Mardi 22

Le Gladiateur Magnifique
Alfonso Brescia, 1964
Avec Mark Forest, Paolo Gozlino, Jolanda Modio et Marilu Tolò

Mercredi 23

L'Esclave de l'Orient (Afrodite, Dea dell'amore)
Mario Bonnard (1958)
Avec Isabelle Corey, Antonio De Teffe, Ivo Garrani et Irene Tunc

Jeudi 24

Médée
Pier Paolo Pasolini, 1969
Avec Maria Callas, Laurent Terzieff et Giuseppe Gentile

Vendredi 25

Maciste en Enfer
Riccardo Freda, 1962
Avec Hélène Chanel, Donattelo Mauro, Kirk Morris et Vira Silenti

Samedi 26

Théodora, Impératrice de Byzance
Riccardo Freda, 1953
Avec Georges Marchal, Henri Guisol et Gianna Maria Canale

Festival du film péplum d'Arles
XIXe édition
(AOÛT 2006)

Présentation

Arles se souvient de son passé d'ancienne capitale de la Gaule... Pour la XIXe édition du Festival du Film péplum, l'antique Arelate ressurgit des brumes du Passé ! Celle qui dut son essor à la faveur de Jules César - qu'elle épaula en avril -49, quand celui-ci faisait le siège de la métropole phocéenne, sa puissante voisine Massalia - a, une fois de plus, fait un choix judicieux, qui couvre tous les aspects du monde antique et même, comment dire ?, la Renaissance avec le dantesque Maciste en Enfer. Il y a, au rendez-vous, la mythologique grecque (Médée), la Grèce hellénistique (Le Colosse de Rhodes), l'Empire romain de Néron et des premiers temps du christianisme (L'Esclave de l'Orient) et celui des invasions barbares sous Gallien (Le gladiateur magnifique). L'évocation s'achèvera avec les fastes de l'Empire d'Orient (Théodora, Impératrice de Byzance).

Tiré de la tragédie d'Euripide, Médée plaira aux intellectuels. Pier Paolo Pasolini nous invite à une méditation dialectique sur les rapports entre l'Histoire et la Préhistoire, la Logique et la pré-Logique... l'Occident et le Tiers-Monde. Le film traite d'un chapitre de la légende de Jason et des Argonautes. Filmé à Pise en Italie, à Alep en Syrie et dans le site troglodytique de la vallée de la Göreme en Cappadoce (Turquie), P.P.P. pare d'oripeaux barbares un retraitement frazérien du meurtre d'Absyrtos. Absyrtos, le jeune prince de la Colchide, a été découpé en morceaux par sa soeur, la prêtresse et magicienne Médée. Sa chair démembrée doit servir à fertiliser le sol et à favoriser la récolte prochaine. «Marxiste, mais ayant le sens du sacré», Pasolini oppose ici la civilisation traditionnelle de la Colchide et ses paisibles certitudes, à celle de la grecque Corinthe, moderne et dénuée de scrupules, qui trouve son incarnation dans l'impérialiste Jason. Le réalisateur tint beaucoup à avoir dans le rôle de Médée celle qui l'incarna à l'opéra, l'ex «Madame Onassis», la grande cantatrice grecque Maria Callas.

Le mythique Maciste en Enfer (1962) est le remake du muet Maciste aux Enfers (1926) de Guido Brignone, le film qui fascina Fellini enfant. Riccardo Freda avait remplacé au pied levé un autre réalisateur - lequel s'était désisté à la dernière minute - et commença le tournage sans scénario. Curieux hybride que ce film hésitant entre Les sorcières de Salem (ici un procès de sorcellerie dans l'Ecosse puritaine du XVIIe s.) et l'Enfer de Dante et ses cohortes de damnés, avec bien évidemment de nombreuses références à la mythologie grecque (Prométhée, Sisyphe). Les superbes grottes de Castellana, près de Bari, se prêtèrent à l'évocation du souterrain Monde des Morts; le château est celui de Bracciano, près de Rome.

Si Freda dut filmer dans l'urgence, Sergio Leone, lui, rêvait déjà de western. Toutefois, ses solides références d'assistant sur toutes les scènes à large figuration des grands péplums américains tournés à Cinecittà (Hélène de Troie, Ben Hur), voire de scénariste (Sous le signe de Rome), lui valurent de se voir confier la réalisation du Colosse de Rhodes. Le Colosse de Rhodes, qui nous fera admirer l'une des Sept Merveilles du Monde, a donc pour contexte la Grèce hellénistique. Celle des généraux d'Alexandre qui se sont partagés le monde oriental, répandant la culture grecque mais se faisant la guerre entre eux, opposés dans d'inexpiables rivalités.
Dans ce film, Leone entreprend de démonter par la parodie tous les poncifs du genre. Et il le fait si subtilement que son ton ironique ne gène nullement l'amateur du genre.
Il reste un film étonnant, à la limite de la science-fiction dans sa reconstitution fantasmatique d'un colosse d'airain de 110 m de haut, machine de guerre défendant le port de Rhodes avec ses nombreux aménagements intérieurs garnis de catapultes. Brandissant un luminaire qui fait aussi de lui un phare signalant l'île au loin, le colosse du film est celui de la légende, enjambant l'entrée du port, les trirèmes se faufilant entre ses jambes. En fait, pour des questions de résistance des matériaux, une telle attitude aurait été impossible; et du reste, le véritable colosse ne mesurait guère plus de 30 m de haut. Il avait été dédié à Hélios, le Soleil, dieu protecteur de l'île, en remerciement d'avoir en 305 défendu la ville assiégée par le roi de Macédoine Démétrios le Poliorcète («le Preneur de Villes»). En vérité, Rhodes fut surtout défendue par l'astuce de l'ingénieur Charès de Lindos, qui enraya l'assaut de la grande helépole - une tour de siège haute de quarante mètres -, en inondant devant elle la plaine, où elle s'embourba.
Cette machine de guerre servit d'échafaudage à Charès - toujours lui - pour la construction du colosse. Le fer et le bronze récupérés du matériel de guerre abandonné par Démétrios, en fournirent la matière première. Dans le film de Leone, le Colosse est confondu avec la machine de guerre elle-même, avec ses batteries d'engins d'artillerie.

L'esclave de l'Orient se déroule à Corinthe, à l'époque où Néron essayait d'en percer l'isthme, et nous fait découvrir les premières communautés chrétiennes. Quelque part, le scénario de cette Afrodite Dea dell'Amore n'est pas sans lorgner vers l'Aphrodite de Pierre Louÿs, ce «romans de moeurs antiques» dont le héros était également un sculpteur grec répondant au nom de Démétrios, aimé par une courtisane, mais dont l'intrigue avait pour cadre Alexandrie, un demi-siècle avant la naissance du Christ. Quel dommage que ce petit joyau de la littérature érotique ait sombré dans le catéchisme !

Situé sous le règne de Gallien, Le gladiateur magnifique évoque la menace des barbares huns aux frontières orientales de l'Empire, et la lutte de Rome pour conserver la Dacie et... ses mines d'or (sur la rive gauche du Danube, la Dacie correspond à l'actuelle Roumanie).
(En fait, en 260, Gallien lutta contre les Goths; et les Huns n'entrèrent dans l'histoire romaine qu'un gros siècle plus tard...)

Théodora, Impératrice de Byzance fut, en 1953, le premier film européen en Technicolor. Le film conte l'ascension sociale d'une saltimbanque qui devint impératrice. La course chars fut reconstituée à l'E.U.R. (actuellement le quartier administratif de Rome). Avec, dans le rôle-titre, la dernière grande diva italienne Gianna Maria Canale, Théodora évoque la fameuse émeute de janvier 532, connue sous le nom de la «Sédition des Victorats» ou «Sédition Nika», que le général Bélisaire réprima dans le sang, exterminant quelque 30.000 citoyens dans l'hippodrome où il les avait enfermés.
L'Empereur Justinien était un «catholique orthodoxe» - à l'époque c'était pareil, ce ne le sera plus après le Grand Schisme - mais, comme le rappelle le dialogue du film, sa belle Théodora était «égyptienne». «Egyptienne», c'est-à-dire monophysite. Le monophysisme fut une hérésie parmi d'autres, combattue par l'Eglise. La croyance monophysite fut très répandue parmi les chrétiens d'Orient, notamment en Egypte. Son fondateur, l'évêque de Jérusalem Eutychès, professait que Jésus-Christ et son Père étaient une seule et même personne. Etant donc essentiellement de nature divine, le Sauveur n'avait pu souffrir sur la croix. Ce que ne pouvait admettre le catholicisme orthodoxe qui enseignait que Jésus procédait des deux natures (consubstantialité), à la fois divine et humaine. Il est remarquable de noter combien, dans les années '50-'60, les cinéastes prudents éludaient les subtilités théologiques du christianisme primitif. Ainsi Les derniers jours d'un Empire, dont l'action se situe en Orient, sous Valens, au moment du tremblement de terre du 21 juillet 365. L'antagonisme entre chrétiens catholiques et chrétiens ariens (autre hérésie, celle de l'évêque d'Alexandrie Arius, qui professait quant à lui que la nature de Jésus était essentiellement humaine, ravalant donc le Christ au rang de simple prophète) y était présentée comme une persécution des chrétiens par les païens. Plus récemment, après les scandales de La Dernière Tentation du Christ de Scorsese - avec son Jésus humain, trop humain, inclinant à préférer une vie tranquille avec Marie-Madeleine - et son contraire, l'apologie fanatique de la rédemption par le martyre, La Passion de Mel Gibson, le terrain se trouvait tout préparé pour accueillir le Code da Vinci, maintenant porté à l'écran.

Michel ÉLOY

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TARIF
Prix d'entrée : 6,50 EUR par soirée

Enfants -12 ans : 3 EUR
Abonnement aux 6 films : 32,50 EUR
Abonnement -12 ans : 15 EUR
1 billet d'entrée au Musée de l'Arles Antique =
1 entrée tarif réduit à la projection (billet daté du même jour)

BILLETTERIE

Harmonia Mundi Forum
 

Rue du Président Wilson - Arles
04 90 93 38 00

 

Guichet du Théâtre Antique

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RENSEIGNEMENTS

Pour tous autres détails relatifs à la programmation des films et autres animations (les gladiateurs d'ACTA Experimentation) : visitez le site officiel du FESTIVAL DU FILM PEPLUM d'Arles.

Association Péplum
Tél./Fax/Rép. : 04 90 93 19 55

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XVIIIe FESTIVAL DU FILM PEPLUM d'ARLES
(août 2005)

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Une fois de plus et pour sa XVIIIe édition, le Festival du film péplum d'Arles réussit un subtil dosage : un tiers de mythologie grecque (Le Triomphe d'Hercule, Le défi des Géants), un tiers d'Empire romain (L'or des Césars, Quo Vadis) et un tiers d'orientalisme (Nefertiti, Salammbô).

Hercule, le héros qui retour du Jardin des Hespérides jalonna de ses témoignages la façade méditerranéenne de la France, y traçant la «voie héracléenne» - plus tard rebaptisée via Domitia par les Romains - est particulièrement à l'honneur, aujourd'hui, avec deux films. Dans Le Triomphe d'Hercule (1964), il perd momentanément sa force légendaire en punition du meurtre de son demi-frère, le paisible Eurysthée, à un moment crucial de sa carrière de redresseur de torts. En effet, pour donner l'empire de Mycènes à son fils Myles, la magicienne Pasiphaé a suscité la venue en notre bas monde de sept géants de bronze, les Centimains. Des mains, ils n'en ont que deux dans le film. Mais ces Géants à Cent Mains, les Hécatonchires, sont mentionnés par Homère dans l'Iliade où leur rôle est positif. Au nombre de trois - Briarée (ou Ægaeon), Kottos et Gyès - ils sont les fils d'Uranus et de Gé, autrement dit les fils du Ciel et de la Terre. Thétis, la déesse marine, les a sortis du Tartare pour qu'ils défendent Zeus contre ses frères et sœurs révoltés contre lui (Poséidon, Héra...). Le défi des Géants (1965) traite plus ou moins du même fond légendaire : il s'agit cette fois du plus fameux d'entre les Géants, Antée, appelé à régner sur le vaste univers. Déjà rencontré sous les traits du boxeur Primo Carnera dans Hercule et la Reine de Lydie, Antée - qui reprenait des forces au contact de Gé, sa mère la Terre - nous revient cette fois les traits de Giovanni Cianfriglia, ex doublure de Steve Reeves. Croyant Hercule définitivement prisonnier du Monde des Morts où l'a attiré sa mère, Antée prend le pouvoir à Syracuse dont il épouse la reine Léda. Curieux cocktail que ce Défi des Géants, entièrement confectionné avec des stock shots : un tiers d'Hercule contre les Vampires, un tiers d'Hercule à la conquête de l'Atlantide et un tiers de séquences originales. Le procédé n'était pas rare à Cinecittà : soit un producteur impécunieux rachetait à un autre quelques plans à grand spectacle, soit il phagocytait ses propres productions pour sortir à bon compte un titre de plus; ainsi par exemple furent bidouillés Hercule contre Moloch ou Maciste le vengeur du dieu Mayas. Dans le présent cas, ce producteur se nommait Achille Piazzi et, piochant dans les films qu'avaient réalisé pour lui Mario Bava et Vittorio Cottafavi, il en fit confectionner un troisième par Maurice Bright, alias Maurizio Lucidi, qui avait été le directeur de la photo sur les deux premiers.

Nous passons ensuite aux fastes de l'Empire romain. L'or des Césars (1962) se passe en Espagne, sous le règne de Domitien - le «Néron chauve» - plusieurs fois évoqué, mais que l'on ne voit guère physiquement dans le film. Dans cette province celtibère encore mal soumise, Rome rêve de s'approprier de fabuleuses mines d'or. L'occasion de retrouver une compatriote, Mylène Demongeot. Quo Vadis, d'après le roman d'Henryk Sienkiewicz, nous transporte à la cour de Néron, le croquemitaine des chrétiens qui mettait en verve Montherlant. Aujourd'hui les historiens sont un peu plus nuancés quant aux «méfaits» attribués à un empereur dont le principal tort fut sans doute d'avoir été un artiste bohème et fastueux, plutôt qu'un gestionnaire soucieux d'administration rigoureuse. Néron fut adoré du peuple romain (mais pas de la noblesse sénatoriale, de loin s'en faut !). Quand aux «lois néroniennes» fondatrices des persécutions, elles relèvent de la rumeur, et il faudra attendre trois siècles avant de lire sous la plume de panégyristes chrétiens la thèse d'une accusation à l'encontre des disciples du Christ d'avoir été les incendiaires de Rome. On a dit que les auteurs chrétiens pouvaient enfin parler librement, maintenant que Constantin avait reconnu leur culte; mais aucun auteur païen n'a jamais accusé les chrétiens d'être des incendiaires - sauf, il faut bien le reconnaître, cette mauvaise langue de Suétone et Tacite, dont le manuscrit est des plus suspects (il date du XIIe s., et les bons moines purent y interpoler ce qu'ils voulaient). Le vrai crime de Néron fut sans doute d'être l'empereur régnant au moment supposé du martyre de Paul et de Pierre (1)...

L'Orient fabuleux est ici représenté d'une part par l'évocation de l'Egypte pharaonique et, de l'autre, par celle de la Carthage flaubertienne. C'est vrai que le père de Madame Bovary, qui avait tant peiné à dresser un tableau de la République punique archéologiquement convaincant, aurait eu quelque surprise à reconnaître son roman à travers ces mercenaires révoltés, aux panoplies très stylisées, vaguement précolombiennes; ou d'apprendre que Mathô fut Gaulois ! Salammbô (1959) fut tourné par Sergio Grieco à Ilfrane, au Maroc, avec le concours de la fameuse cavalerie berbère. L'acteur franco-lithuanien Jacques Sernas et la Jeanne Valérie des Liaisons dangereuses s'en partageaient la vedette. Enfin, Nefertiti reine du Nil (1961) nous fait toucher à une énigme de l'histoire des religions. Son époux, le pharaon Aménophis IV Akhénaton passe pour avoir inventé le monothéisme avant Moïse, à moins que Moïse n'ait été tout simplement son disciple ! Quant à Nefertiti, ici incarnée par Jeanne Crain, sa beauté ensorcelle encore par-delà l'abîme du temps - très exactement depuis la découverte de son buste, actuellement conservé au Musée archéologique de Berlin, dont les lignes pures ont été érigées en canon académique. Fernando Cerchio tente d'imaginer les péripéties mouvementées sur fond de guerre de religion au cours desquelles le sculpteur Tumous (Edmund Purdom) réalisa ce chef d'œuvre de la statuaire égyptienne trouvé dans un atelier de Tell el-Amarna (2)


NOTES :

NOTES 2005 :

(1) C'est l'occasion de signaler la sortie, aux Presses universitaires du Mirail (Toulouse), d'un petit livre intitulé Quo Vadis ? Contexte historique, littéraire et artistique de l'oeuvre d'H. Sienkiewicz (2005) publié sous la direction de Kinga Joucaviel. - Retour texte

(2) On a supposé qu'il s'agissait d'un portait officiel destiné à servir de modèle aux artistes. - Retour texte

arles
XVIIe FESTIVAL DU FILM PEPLUM d'ARLES
du 23 au 28 août 2004


Cette année, le Festival du Film Péplum d'Arles, l'ancienne capitale de la Gaule, renoue une fois de plus avec son passé antique. Prenant en compte les aspects les plus variés des Antiquités romaine et orientale, il nous propose une sélection judicieuse. L'Orient fabuleux y est représenté par Sémiramis, esclave et reine, l'Afrique par Salammbô, Deux heures moins le quart avant J.C. et El Kébir, le fils de Cléopâtre; le monde romain, enfin, par Spartacus (1953), Les derniers jours de Pompéi (1959) et Ursus, le gladiateur rebelle. Présentons-les dans l'ordre chronologique.

Le vieux Ferraniacolor confère une élégante patine vert et rouge à la Sémiramis (1954) de Bragaglia, qui nous transporte dans la Babylone du VIIIe s. av. n.E. avec, dans le rôle de l'esclave qui devint reine, l'altière Rhonda Fleming. Ce personnage historique - la reine assyrienne Sammouramat (?) - est nimbé de légende : un roi aurait construit pour elle les fameux «Jardins suspendus de Babylone», une des Sept Merveilles du Monde.

Redescendons la ligne du temps de quelques siècles. En 240-238, la Première guerre punique achevée, Carthage veut congédier sans les payer les mercenaires dont elle n'a plus besoin : tel est le sujet de Salammbô (1959). Africains, Grecs et Gaulois se révoltent pour exiger leur dû. Un tragique amour va réunir la prêtresse de Tanit, Salammbô, et Mathô, le beau guerrier barbare. Ce dernier est incarné par un jeune premier de l'époque, le franco-lithuanien Jacques Sernas. Quant à Salammbô, elle était interprétée par un espoir du cinéma français, Jeanne Valérie - révélée par La femme et le pantin. Heureusement pour eux, dans le film, les amants maudits finissaient par se retrouver au lieu de connaître une seconde fois le tragique destin que leur réservait le roman de Flaubert. Happy End.

Encore une saut de puce de deux siècles, et voici Spartacus (1953), le gladiateur rebelle, dans la version en noir et blanc de Riccardo Freda, le pape du cinéma néo-irréaliste, le roi du film d'aventures ! En 73 av. n.E., une poignée de gladiateurs qui devinrent bien vite toute une armée, se révolta contre la République. Leur tentative désespérée fut matée dans le sang et 6.000 d'entre eux périrent crucifiés. Les scènes d'amphithéâtre ont été tournées dans les arènes de Vérone. On y trouve, à côté de Massimo Girotti (Spartacus), la somptueuse Gianna-Maria Canale, ex-miss Italie (classée 2e en 1947), qui pour le tenter, vient trouver le héros enchaîné dans l'ergastule : «Guarda mi, Spartaco ! Ci sono stati uomini che hanno dato la vita per mio bacio» (Regarde-moi, Spartacus ! Les hommes aiment se perdre pour un seul de mes baisers).
Le film fut massacré par le préposé à la censure italienne - un fonctionnaire en place depuis Mussolini - en raison de l'image négative qu'il donnait des Romains. Un document !

Changeons de registre, et divertissons-nous. Nous sommes maintenant à Rahat-Locum, petite colonie romaine d'Afrique du Nord. Voici une parodie «cent-pour-cent-fran-çaise» de Jean Yanne, avec l'inénarrable Coluche en Ben-Hur Marcel, Michel Serrault en Jules César-gay et Mimi Coutelier en Cléopâtre. Deux heures moins le quart avant J.C. (1982) a été tourné dans le Hollywood arabe des années '80 : les studios Carthago de Monastir (Tunisie), l'antique Ruspina. Tarak Ben Ammar les avait édifiés dans le village natal de son oncle, le Président Bourguiba. A l'époque, on y tourna quantité de péplums : Jésus de Nazareth (Zeffirelli), La vie de Brian (Monty Pythons), Le larron (Pasquale Festa-Campanile), la série TV Anno Domini etc., mais aussi des superprodes comme Pirates (Polanski), La guerre des étoiles (Lucas) et Les aventuriers de l'Arche perdue (Spielberg)...
«Deux heures moins de quart avant Jésus-Christ» ?... nous devons donc être le 24 décembre -6, voire -8 avant... J.-C. soi-même. Or César, assassiné en mars -44, n'avait rencontré Cléopâtre en Alexandrie que plus haut encore dans le temps, le 7 octobre 48 selon le calendrier préjulien (c'est-à-dire, dans le calendrier julien, le 24 août 48 à l'estime d'U. Le Verrier, ou le 2 août 48, selon P. Groebe [1]). Les dates filent sur la courbe vertigineuse du temps, mettant le Passé en abîme, reculant sans cesse, nous échappant comme sable fin entre les doigts... Jean Yanne, heureusement, nous indique de rassurants points de repères. Les anciens Romains n'étaient pas si différents de nous, avec leurs C.R.S. (Compagnies Romaines de Sécurité) et leurs panneaux publicitaires pour le Boursinium aux fines herbes, le Bannaniam (Y'a bonum !), les Poelum Tefalum, indispensables instruments de travail des ménagères du temps jadis, et les distributeur de picotin «Shellum» pour les biges à 2 cv.
Quand à Tarak Ben Ammar - maintenant établi distributeur en France -, il a encore récemment fait parler de lui en mettant au catalogue de sa société, Quinta Communications, La Passion de Mel Gibson.

En 30 av. n.E., Octave mettait fin à la plus brillante dynastie de la Grèce hellénistique, celle des Ptolémées d'Egypte. La reine Cléopâtre VII se laissait mordre par un aspic en son palais d'Alexandrie, et le romain vainqueur faisait mettre à mort toute sa progéniture mâle - Caesarion, le fils de Jules César, et Alexandre Hélios, celui de Marc Antoine. Toute sa progéniture ? Non ! Il avait oublié Mark Damon, El Kébir - Le Fils de Cléopâtre (1965), qui allait donner du fil à retordre au gouverneur de l'Egypte, cruel et corrompu comme il se doit.

Maintenant, franchissons hardiment le cap de l'Ere chrétienne : en 79 de n.E., l'éruption du Vésuve engloutit sous cendres et laves trois cités campaniennes : Pompéi, Herculanum et Stabies... Librement inspiré du roman d'E.G. Bulwer-Lytton, Les derniers jours de Pompéi (1959) est la énième version, mais non la dernière, d'une des oeuvres les plus souvent portées à l'écran (James «Terminator» Cameron en prépare une nouvelle mouture, d'après le roman de Charles Pellegrino, Ghosts of Vesuvius).
Le film devait être tourné par Mario Bonnard, malade, aussi la responsabilité retomba-t-elle sur son assistant, Sergio Leone ! Les producteurs ayant engagé Steve «Hercule» Reeves, il fallut adapter en conséquence un scénario qui n'était pas fait pour lui.

Et pour finir : Ursus, le Gladiateur rebelle (1963). Ce film de Domenico Paolella, consacré à la fin du cruel règne de l'empereur Commode (mort en 192 de n.E.), fut tourné dans le sillage de La chute de l'Empire romain (1964), et même sortit un peu avant. Avec des moyens beaucoup plus modestes, Paolella nous livre une version de la mort de Commode infiniment plus proche de la réalité historique que celle du film d'Anthony Mann, du reste reprise par Ridley Scott dans le fabuleux Gladiator (2001) : le furieux empereur-gladiateur, en effet, mourut assassiné dans son lit !

 

semiramis

 

XVIIe FESTIVAL DU FILM PEPLUM d'ARLES
du 23 au 28 août 2004 à 21h
sur grand écran

  • 23 août : Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ (Jean YANNE, 1982)
    Avec Coluche, Michel SERRAULT, Françoise FABIAN.
  • 24 août : Le Fils de Cléopâtre (Ferdinando BALDI, 1964)
    Avec Mark DAMON, Scilla GABEL.
  • 25 août : Spartacus (Riccardo FREDA, 1952), N&B, V.F.
    Avec Ludmilla TCHERINA, Gianna-Maria CANALE, Massimo GIROTTI.
  • 26 août : Ursus Gladiateur Rebelle (Domenico PAOLELLA, 1963)
    Avec Alan STEEL, Gloria MILLAND, Nando TAMBERLANI.
  • 27 août : Sémiramis Esclave et Reine (Carlo Ludovico BRAGAGLIA, 1954)
    Avec Rhonda FLEMING, Ricardo MONTALBAN.
    28 août : Les Derniers Jours de Pompéi (Mario BONNARD et Sergio LEONE, 1959)
    Avec Steve REEVES, Annemarie BAUMANN.

***

Deux animations sont prévues les 24 et 28 août.

Mardi 24 août 2004 — AVE CAESAR

  • 15h30 à 16h30 : Ecole de Gladiateurs
    pour les enfants de 8 à 12 ans (sur réservation, places limitées*).
  • 17h00 à 18h00 : Présentation de Combats de Gladiateurs et de Gymnos
    Place de l'Hôtel de Ville
  • 18h00 : Défilé Romain dans les rues de la ville.
  • 21h00 : Arrivée de l'Empereur au Théâtre Antique avec sa cour, suivie de combats de Gladiateurs et de Gymnos.

    Réservation : Association Péplum — Tél./Fax/Rép. : 04 90 93 19 55


Samedi 28 août — LES JEUX DU CIRQUE

  • 12h30 : Découverte de la gastronomie romaine par la Taberna Romana
    (Sur réservation, places limitées*).
  • 14h00 : Visite thématique du Musée et des fouilles avec M. GENOT (archéologue) : «Le Cirque romain, les jeux du cirque».
  • 15h30 : Animation : Course de chars
    Esplanade devant de Cirque romain d'Arles (au Musée)
    16h30 : Visite thématique du Musée et des fouilles avec M. GENOT (archéologue) : «Le Cirque romain, les jeux du cirque».

Réservation : Musée de l'Arles et de la Provence Antiques — Tél. : 04 90 18 89 08


NOTE :

(1) Cf. L. CANFORTA, César, le dictateur démocrate, Flammarion, 2001, p. 461. - Retour texte

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 FESTIVAL DU FILM PÉPLUM d'ARLES - XVIe éd.
(18-23 août 2003)

Arelate en Narbonnaise, chez les Cavarres dans la Viennensis et au nord des Anantilii nous précise le géographe Strabon. Au carrefour de la via Domitiana, reliant l'Italie à l'Espagne, et du Rhône, axe de pénétration méditerranéenne dans le monde celtique. Jules César en fit une colonie de droit romain, Colonia Julia Paterna Sextanorum Arelatensium, et le IVe s. la verra devenir capitale des Gaules.

 

arles

 

Depuis seize ans, au cœur du mois d'août Arles crée l'événement avec son désormais célèbre FESTIVAL DU FILM PÉPLUM. C'est ainsi qu'Arles devient alors la capitale du cinéma historico-mythologique qui se tient dans le prestigieux théâtre romain. Cette année encore le Festival ne faillira pas à sa réputation avec sa parade de gladiateurs et une solide sélection de six films dont la pièce maîtresse, Scipion l'Africain (Carmine Gallone, 1937), retrace la libération du sol italien après seize années d'occupation carthaginoise et la défaite d'Hannibal à Zama (2 octobre -202). Pour le tournage de ce film colossal, Vittorio Mussolini - le fils du Duce, qui en était le producteur exécutif - avait fait un voyage d'études à Hollywood.

scipion l'africain

Le Géant de Métropolis (Umberto Scarpelli & Mario Tota, 1961) nous entraîne dans une mystérieuse civilisation souterraine et fort avancée qui n'est pas sans faire songer à l'Atlantide, tandis que L'Esclave du Pharaon (Irving Rapper & Luciano Ricci, 1960) retrace l'épisode biblique de Joseph vendu par ses frères à Putiphar, l'intendant de pharaon.

geant metropolis

joseph

"Le Géant de Métropolis"

"L'esclave du Pharaon
(Joseph vendu par ses Frères)"

La mythologie grecque n'est bien sûr pas oubliée, étant illustrée par les aventures du héros Persée, vainqueur de la Méduse, et les exploits du fameux Achille, roi des Myrmidons. A une époque où les monstres de carton pâte étaient de rigueur, Persée l'Invincible (Alberto De Martino, 1962) a bénéficié d'effets spéciaux particulièrement soignés comme le monstre du marais et une Méduse lovecraftienne : c'était le premier travail professionnel d'un certain Carlo Rambaldi qui, depuis, a fait son chemin (1) ! Quant à La Colère d'Achille (Mario Girolami, 1962), c'est une des plus belles adaptations de l'Iliade, pour une fois envisagée du point de vue grec (2) ("Chante, ô Muse, la colère d'Achille fils de Pélée, si funeste aux Achéens..."), qui bénéficie de la participation d'une des plus étonnantes personnalités du cinéma-bis : Gordon Mitchell, au visage taillé au couteau.
Enfin, Le Voleur de Damas (Mario Amendola, 1963) jette un regard ironique sur la présence romaine en Orient en vous narrant les aventures de deux pickpockets un peu Robin-des-Bois, avec un dénouement digne d'une comédie de Plaute.

 MICHEL ÉLOY

 

persee

achille

"Persée l'Invincible"

"La colère d'Achille"

voleur damas

"Le voleur de Damas."

 

LE PROGRAMME

Les films
Lundi 18 août 2003 : La Colère d'Achille
Mardi 19 août 2003 : Le Voleur de Damas
Mercredi 20 août 2003 : Le Géant de Métropolis
Jeudi 21 août 2003 : Scipion l'Africain (V.O. sous-titrée)
Vendredi 22 août 2003 : Persée l'Invincible
Samedi 23 août 2003 : L'Esclave du Pharaon

Défilé romain, Animations et Combats de Gladiateurs le mardi 19 août 2003
A partir de 17h : Spectacles de combats de gladiateurs (Institut Ars Dimicandi 3), place de l'Hôtel de Ville;
18h : Défilé dans les rues du centre ville;
21h : Arrivée de l'Empereur et Animations de Gladiateurs au Théâtre Antique

Tarifs
Prix d'entrée : 6,50 EUR par soirée - Tarif réduit : 3 EUR
Abonnement aux 6 films : 32,50 EUR
Tarif réduit (pour les enfants de -12 ans) : 15 EUR

Contacts
Madame Danielle Valette
ASSOCIATION PEPLUM - LES PRÉMICES DU RIZ
rue Lucien Guintoli, 13
F 13200 ARLES
Tél./Fax : 04 90 93 19 55
(Pour l'étranger : (33) 490 93 19 55)


NOTES :

(1) King Kong (John Guillermin, 1976). - Retour texte

(2) Hélène de Troie de Robert Wise était axé sur Pâris, et La guerre de Troie de G. Ferroni sur Enée. - Retour texte

(3) L'Institut Ars Dimicandi, qui travaille en liaison avec l'Université de Nîmes, étudie les techniques de combat et d'escrime antiques. Leurs duels à armes mouchetées ne sont pas chorégraphiés, mais se déroulent dans le même esprit qu'un assaut d'escrime en compétition, les coups étant réellement portés (full contact). - Retour texte

Arles : XVe Festival du film péplum
du 19 au 24 août 2002
Séances à 21h, au Théâtre antique -
Projections sur écran large


Programme
Lundi 19 : Attila, fléau de Dieu, avec Antony Quinn et Sophia Loren
Mardi 20 : La révolte des Prétoriens, avec Richard Harrison et Giuliano Gemma
Mercredi 21 : La vengeance de Spartacus, avec Roger Browne et Gordon Mitchell
Jeudi 22 : Hercule à la conquête de l'Atlantide, avec Reg Park et Fay Spain
Vendredi 23 : Jules César conquérant de la Gaule, avec Cameron Mitchell et Dominique Wilms
Samedi 24 : La chute de l'empire romain, avec Stephen Boyd et Christopher Plummer

Mardi 20 août :
Défilé romain. Animations et Combats de Gladiateurs
A partir de 17h
:Spectacle - combats de gladiateurs, place de l'Hôtel de Ville.
18h 30' : Défilé dans les rues du centre ville.
21h : Arrivée de l'Empereur et Animations de Gladiateurs au Théâtre Antique.

*

Si longtemps la France a pu se prévaloir d'être la "Fille Aînée de l'Eglise", assurément la Gaule - quant à elle - fut la fille aînée de l'Empire romain. Après avoir annexé tous les territoires de la péninsule (y compris la Gaule Cisalpine), puis la Sicile - la première province de Rome ("la" provincia qui deviendra "la Provence"), fut la Gaule Narbonnaise, capitale Narbonne, également appelée Gallia Togata (la Gaule où l'on porte la toge) par opposition à la Gallia Comata (la Gaule chevelue [des Barbares]). Jules César donna la citoyenneté romaine à ses légionnaires gaulois de la fameuse légion "Alouette" et plus tard l'empereur Claude, qui était natif de Lyon, l'étendra à tous les Gaulois de condition libre. Le chantre de l'épopée nationale que fut l'Enéide, le poète Virgile était un Gaulois natif de Mantoue en Cisalpine. Mais c'est aussi la Gaule qui, après l'Italie, compte le plus grand nombre de théâtres et amphithéâtres romains.

Ce préambule pour saluer l'initiative de Danielle Valette, présidente de l'"Association Péplum", de ressusciter les fastes du monde antique dans le décors prestigieux du théâtre romain d'Arles, qui en est aujourd'hui à sa quinzième édition. Des temps mythiques de la légende d'Hercule et de ses voyages dans l'Extrême-Occident, au-delà des Colonnes qui portent son nom (Hercule à la conquête de l'Atlantide), jusqu'à la sombre période des invasions barbares d'Attila - alors que dans une Gaule partagée entre Francs et Wisigoths, le Comte Ætius, Maître de la Milice était le dernier garant de l'ordre romain (+451) (Attila fléau de Dieu) -, en passant par les guerres serviles et l'incontournable problème de la société esclavagiste (-71) (La vengeance de Spartacus) auquel répond une évocation de l'ge d'Or des Antonins, qui commence avec la prise du pouvoir par Nerva en +96 (La révolte des Prétoriens) et finit avec la mort de Commode en +192 (La chute de l'Empire romain), chacun de ces six films ressuscite pour notre plus grand plaisir un moment crucial de notre passé antique.

C'est pour le touriste l'occasion de visiter Arelate - l'Arles antique - qui fut au IVe s. capitale des Gaules, ses théâtre et amphithéâtre, ses thermes de Constantin et ses Champs-Elyséens, son cryptoportique et son superbe Musée archéologique qui se dresse au milieu du cirque antique. Et si la liqueur de Bacchus ne vous est point indifférente, faites un saut juste à côté, à Beaucaire, et visitez le domaine des Tourelles où Hervé Durand, en liaison avec des chercheurs du C.N.R.S., a dans sa propriété reconstitué l'antique pressoir romain, ainsi que le vin au miel (le mulsum) et le vin mariné (le "Turicculæ") tels que décrits par une recette de Columelle (Ier s. de n.E.) !

MICHEL ÉLOY


Arles : XIVe Festival du film péplum
du 20 au 25 août 2001
Jason et les Argonautes - Rome contre Rome - Néron essayant le poison sur les esclaves (G. Hatot, FR - octobre 1897 [Les Frères Lumière]) - Les derniers jours de Pompéi (1948) - Maciste contre les hommes de pierre - La révolte des esclaves - Barabbas

 

Arles : XIIIe Festival du film péplum
du 21 au 26 août 2000
Salomon et la reine de Saba - Le fils de Locuste (Louis Feuillade) - Hercule se déchaîne - Les Travaux d'Hercule (Emile Cohl, FR - 1910 [dessin animé]) - Les gladiatrices - La vierge d'Argos (L. Feuillade) - Maciste dans les mines du roi Salomon - La légende de la fileuse : Athéna et Arachnée (L. Feuillade) - La vallée des pharaons - Les Dix Commandements (1957)

 

Arles : XIIe Festival du film péplum
du 23 au 28 août 1999
Samson contre Hercule - Les gladiatrices - Le Géant de la Vallée des Rois - Les conquérants héroïques - La fureur des gladiateurs - Spartacus (1960)

 

Arles : XIe Festival du film péplum
du 24 au 29 août 1998
Les Titans - Spartacus - Hélène, reine de Troie - Les derniers jours de Pompéi (1935) - Les Cariatides (Nicole Van Goethem, FR [dessin animé, 7']) - Sémiramis, esclave et reine - Ben Hur (1959)

 

Arles : Xe Festival du film péplum
du 25 au 30 août 1997
Ulysse contre Hercule - Fort Alésia - Ultima Hora (Laurence Maynard, FR - 1996 [35']) - La vie de Brian - Maciste contre le Cyclope - L'esclave de Rome - L'Egyptien
Invités : Renzo Pedrazzini, Gilbert Julia et Michèle Teysseyre (La cuisine antique)

 

Arles : IXe Festival du film péplum
du 26 au 31 août 1996
Cléopâtre (1962) - La vengeance d'Hercule - Hercule contre les tyrans de Babylone - Sous le signe de Rome - La vie du Christ (Alice Guy, 1906 [30']) - Ponce Pilate

 

Arles : VIIIe Festival du film péplum
du 21 au 26 août 1995
Le roi David - Hercule contre les mercenaires - Cléopâtre, une reine pour César - Les derniers jours de Pompéi (1959) - Les week-ends de Néron - Théodora, impératrice de Byzance
Invité : Riccardo Freda

 

Arles : VIIe Festival du film péplum
du 22 au 27 août 1994
Les Horaces et les Curiaces - Cabiria - Les Trois Stooges contre Hercule - La Tunique - Les gladiateurs - La Bible
Invités : Jacques Gaillard, Nadine Siarri, Michel Eloy

 

Arles : VIe Festival du film péplum
du 23 au 28 août 1993
Hélène de Troie - L'enlèvement des Sabines - Les guerriers - Le Satyricon - Fabiola - Barabbas

 

Arles : Ve Festival du film péplum
du 24 au 29 août 1992
La Terre des Pharaons - Les Bacchantes - Centurions contre gladiateurs - Jules César - La révolte des gladiateurs - Les légions de Cléopâtre
Invité : Laurent Aknin

 

Arles : IVe Festival du film péplum
du 26 au 31 août 1991
Hercule et la reine de Lydie - La bataille de Marathon - Ursus, la fureur d'Hercule - Le Pharaon - Carthage en flammes - La chute de l'Empire romain

 

Arles : IIIe Festival du film péplum
du 27 août au 1er septembre 1990
Ulysse - La guerre de Troie - Romulus et Rémus - Sodome et Gomorrhe - Le siège de Syracuse - Spartacus (1960)

 

Arles : IIe Festival du film péplum
du 28 août au 2 setembre 1989
Samson et Dalila (1949) - Les Travaux d'Hercule - Hercule contre les Mercenaires - Maciste et le100 gladiateurs - Les Dix Commandements (1957)

 

Arles : Ier Festival du film péplum
du 29 août au 2 septembre 1988
Le Colosse de Rhodes - Hercule contre les Fils du Soleil - Maciste dans la Vallée des Lions - Duel des Titans - Ben Hur (1958)

 
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