peplums titre
 

TOUTES LES RECENSIONS : CLICK

1990
Antonio GONZALÈS, «La Fresque et l'Imposture. Le peplum : un genre cinématographique qui se débat entre Histoire et Imaginaire»,
in Mélanges Pierre Lévêque - Anthropologie et société/5 (Marie-Madeleine Mactoux & Évelyne Geny éd.), Centre de Recherches d'Histoire Ancienne, vol. 101 - Annales Littéraires de l'Université de Besançon, ní 429, pp. 133-160

«Dans les pepla romains le héros accède à une fin heureuse liée souvent à celle de la communauté, [qui] correspond à l'analyse que certains font depuis longtemps. C'est par le sacrifice ou le dépassement d'un homme que la stabilité peut être maintenue. Si le peplum grec à travers son héros Hercule, envisage la problématique d'un œil différent - Hercule veille sur l'humanité -, la solution est identique : il n'y a dans le peplum que des hommes exceptionnels qui peuvent mener le monde.

» Le peplum, loisir démocratique dans son ensemble, tient un discours où la collectivité est infantilisée et où des êtres d'exception sont les garants de la cohésion sociale. Spectacle populaire, le peplum tient un discours anti-démocratique où seule l'élite est digne d'être considérée. Celle-ci fluctue selon les besoins des films. De la communauté des chrétiens aux héros herculéens, il n'existe de solution que par le dévouement des élus.» (Antonio GONZALÈS, mai 1987.)

 

2009
Michel SERCEAU, «Au carrefour de l'histoire, de la légende et du mythe : le péplum, le film de cape et d'épée, le western... ou la saga du héros»,
in Le Mythe, le Miroir et le Divan. Pour lire le cinéma (préface Giusy Pisano), Villeneuve d'Ascq, Presses universitaires du Septentrion, coll. «Arts du spectacle - Images et sons», pp. 39-55

Art au même titre que la littérature et la peinture, le cinéma a ses auteurs. La cause est entendue. Les intellectuels s'y intéressent alors qu'ils le méprisaient il y a quelques décennies. Mais le cinéma «populaire» perdure. Il y a toujours un cinéma «de masse», «de grande consommation», où, comme à la belle époque d'Hollywood, l'action et le spectacle restent au premier plan. C'est toujours lui qui a la faveur de ce que l'on appelle le «grand public». Hiérarchie, clivage même, qui, ravivant des préjugés («le cinéma est un divertissement d'ilotes», la grande production est une «usine à rêve») occulte la fonction culturelle du cinéma.
Le cinéma de grande consommation n'a jamais été en effet, contrairement à certaines assertions, un opium du peuple ou un divan du pauvre, mais un miroir de la psyché collective. Les grands cinéastes classiques, dont certains étaient déjà des auteurs, savaient, en utilisant les genres et les codes du spectacle, donner corps à l'imaginaire collectif. Et ce sans le ravaler ni le mépriser : ils revisitaient les grands mythes.
La sophistication de la production ne doit donc pas nous abuser. Des genres comme la science-fiction, le fantastique... aidant, les mythes travaillent toujours les récits et les représentations. Quelques ruptures que l'on ait connues; quelque hiérarchie que l'on doive établir entre les œuvres, il y a ici une continuité, un héritage culturel, méconnu par la critique et l'université, que le présent ouvrage se donne pour tâche d'explorer.

Michel Serceau, professeur honoraire, Docteur d'Etat (thèse sur les modes et les niveaux d'implication du spectateur dans le film de genre). A publié de nombreux articles sur le cinéma, qu'il a enseigné à l'université. Coordinateur d'ouvrages collectifs, collaborateur régulier de Contrebande, auteur notamment de L'adaptation cinématographique des textes littéraires : théories et lectures, Liège, Céfal, 1999.

 

13/09/2011
Patrick WEBER & Christophe SIMON, Sparte/1 : Ne jamais demander grâce, Le Lombard éd.

Sparte, IIe s. av. n.E. Le tyran Nabis a usurpé le trône quelques temps auparavant. Il envoie quérir l'Hilote Diodore, que ses messagers trouvent occupé à se divertir avec des prostituées...
Pour mener à bien ses desseins - en feignant de briguer leur alliance, éliminer par la trahison les dirigeants de la Ligue achéenne -, Nabis n'hésite pas à se débarrasser de quiconque contesterait son autorité. Or un certain Agésilas s'est rebellé et a pris le maquis d'où il mène une guerre sans merci à tous les profiteurs et traîtres à l'intégrité spartiate. Car si le droit de porter le nom de «Spartiate» s'acquiert à la naissance, il se conquiert toute sa vie d'homme, depuis une enfance qui n'a rien eu de tendre. Pur produit de la dure éducation spartiate, Agésilas a souvent payé le prix de cette leçon. Il semblerait inconcevable à ce jeune homme que l'ordre les choses pusse un jour changer : que des lâches ou des profiteurs, des esclaves ou des étrangers pussent imposer leur loi aux «vrais» citoyens de Sparte...

C'est dans le vertigineux puits de fantasmes que fut l'antique patrie de Léonidas - Sparte a fasciné les révolutionnaires de 1789, comme aussi les communistes et les nazis - qu'avec délices se sont plongés Patrick Weber et Christophe Simon pour nous concocter cette étonnante fable identitaire. «Jouant intelligemment sur le mythe d'une identité spartiate révolue, Patrick Weber imagine un thriller sociétal ancré dans l'Histoire», lit-on sur Planète-BD. Et le scénariste d'expliquer sur son blog : «Pour ce qui est du choix de Sparte, il s'agissait d'illustrer une civilisation à son déclin mais qui refuse de mourir. C'est un thème qui m'est très cher et que j'ai déjà eu l'occasion de traiter dans mes livres sur le Tibet et aussi sur les Vikings. C'est l'éternelle histoire d'un peuple qui refuse de courber l'échine ou d'accepter ce qu'on lui présente comme inéluctable» (P. Weber - 12 septembre 2011).

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07/11/2011
Bruno CÉSARD, Manuel MORGADO, Anna Luiza KOEHLER & Ricardo VENÂNCIO, La Centurie des Convertis, Fauvard éd.

Rome, juillet 64 de n.E. Devant une poignée de chrétiens échappés à une rafle des prétoriens, l'apôtre Pierre évoque les origines de sa Foi : des faits dont trente ans plus tôt il fut témoin direct, quoique pas toujours... Près de lui se tiennent les tribuns Flavius Cornelius et Equitus. Avec d'autres légionnaires romains convertis à la Foi nouvelle, ceux-ci ont créé une milice d'autodéfense pour, de leurs persécuteurs, protéger les prosélytes.
Cornelius a été ce centurion qui eut foi en Jésus-Christ au point d'être venu le prier de sauver la vie de son serviteur mourant Equitus, aujourd'hui tribun lui aussi.

En ce début du Troisième millénaire qui voit nombre de communautés chrétiennes persécutées dans le monde (n'en disons pas plus, le sujet étant par définition «politiquement incorrect» !), il était donc tentant, pour un scénariste de conviction, d'imaginer une «Passion du Christ» autrement plus musclée que les habituelles doucereuses hagiographies de Jijé (Emmanuel, 1942), Pilamm (Alerte en Palestine, 1947) ou Frank Hampson (The Road of Courage, 1983).

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02/01/2012
Silvio LUCCISANO & Christophe ANSAR, Alésia, BD Assor-Hist éd.

Juin 52 av. n.E. César et ses légions viennent d'essuyer un cuisant échec devant Gergovie. Ses alliés éduens lui faisant défection, le proconsul romain bat en retraite, cherchant à gagner la Provincia romaine pour se réorganiser. Harcelée par les cavaliers gaulois de Vercingétorix la longue colonne étirée n'en riposte pas moins victorieusement, grâce à l'intervention de sa cavalerie mercenaire germanique. De proie, César en déroute (?) est à présent devenu chasseur. Et Vercingétorix court s'enfermer dans l'oppidum des Mandubiens : Alésia...
En fait, il espère que les Romains - maintenant tous regroupés et fixés autour du hérisson mandubien - se retrouveront bientôt enveloppés par l'armée de secours constituée par des contingents venus de toute la Gaule. Et exterminés au cours d'une seule bataille décisive...

Une passionnante BD basée sur les plus récentes découvertes de l'archéologie, et dont la sortie de presse coïncide avec l'inauguration du MuséoParc d'Alésia.

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Addenda
En marge d'Alésia et des trois tomes du Casque d'Agris de Silvio Luccisano chez Assor BD, signalons :

  • Les Gaulois. Historiens et archéologues lèvent le voile : La religion — L'art de la guerre — La vie quotidienne, HS/1 de Itinéraires de Normandie, mars 2012, 96 p.;
  • Les Gaulois. Les plus grands sites : Bibracte, Alésia, Gergovie... Les plus beaux objets. Fouilles. Musées. Vie quotidienne, HS/2 de Itinéraires de Normandie, juillet 2012, 96 p.

Deux passionnants numéros édités par Ysec Medias et coordonnés par Thierry Lemaire (Assor BD), et qui peuvent se commander ici : ysec.editions(a)wanadoo.fr

  • Keltia. Les Mondes Celtes
    Cette revue qui, en septembre-novembre 2012, en était à son numéro 24, se voue à faire connaître la culture celtique ancienne et moderne.
    Le numéro 23 consacrait un important dossier à «Alésia. Le point de vue celte».
    Editions du Nemeton : editionsdunemeton(a)keltia-magazine.com (http://www.keltia-magazine.com)
les gaulois keltia
 

05/01/2012
Éric TEYSSIER, Spartacus. Entre le mythe et l'histoire, Perrin éd., 348 p.

Spartacus ! Ce nom claque comme un coup de fouet et suscite en un éclair de multiples images. À tous s'impose le visage de Kirk Douglas, indomptable et généreux dans ce qui reste l'un des meilleurs péplums de l'histoire du cinéma. Pour certains, Spartacus demeure le gladiateur brisant ses chaînes et se levant seul face à Rome, puissance cruelle et dominatrice. Pour d'autres, il constitue un «proto Christ» inspiré, prophète de l'inéluctable déclin de Rome avec cinq siècles d'avance... Autant d'images, autant de légendes.

À travers un récit enlevé, Éric Teyssier s'emploie à comprendre et à expliquer l'homme derrière le mythe. Ainsi se découvrent un organisateur de talent, un grand meneur d'hommes, un tacticien au coup d'œil très sûr, mais aussi un chef de guerre cruel et un piètre diplomate. En réalité Spartacus est avant tout un homme libre qui bouscule et interroge les trois piliers de la civilisation romaine : l'économie esclavagiste, la conquête et la gladiature.

Depuis quelques années, l'archéologie expérimentale tend à occulter la réalité de ce qui fut au Ier s. av. n.E. la «gladiature ethnique», celle qui contraignait des prisonniers de guerre ou de droit commun à combattre dans l'arène - pour se focaliser sur la «gladiature technique», vue comme une discipline sportive où s'affrontaient des professionnels, souvent volontaires. Sans doute la gladiature évolua de cette sorte, mais ce ne fut qu'après que les Romains aient à leurs dépends appris combien il était dangereux d'entretenir de tels spécialistes, soumis par la contrainte... qui finirent par mettre à feu et à sang toute la péninsule.

Éric Teyssier est maître de conférences à l'université de Nîmes, où il dirige le département d'histoire. Il travaille sur la gladiature depuis de nombreuses années et a publié Gladiateurs, Des sources à l'expérimentation et La mort en face, le dossier gladiateur.

 

00/02/2012
Michel ÉLOY, «Du 7e au 9e art et retour»,
in «Bulles d'Antiquité. Le monde romain dans la BD» (Catalogue de l'Exposition : Forum de Bavay - 1er février-28 août 2012), 145 p.

Toute la problématique de la documentation archéologique de la BD... mais aussi cinématographique. Un superbe catalogue a été édité pour la circonstance.

bulles d'antiquite, monde romain

Table des matières
Didier CONVARD, «Hommage à Gilles Chaillet» • Jean-Pierre ADAM, «BD et Antiquité, la tentation de la pédagogie» • Michel THIÉBAUT, «L'Antiquité en bande dessinée dans quelques publications de 1945 à la fin des années '70» • Éric TEYSSIER, «Les idées reçues ont la vie dure... aux sources de la gladiature dans la bande dessinée» • Isabelle BOLLARD-RAINEAU, «Images de restitution archéologique et bandes dessinées historiques : entretien croisé avec Jean-Claude Golvin et Alain Genot» • Michel ÉLOY, «Du 7e au 9e art et retour».

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00/04/2012
Michel ÉLOY, «Fantasmes érotiques dans le péplum»,
in Cyril DUMAS (sous la dir.), «Sexe à Rome. Au-delà des idées reçues», Dossiers d'Archéologie, HS ní 22, 73 p.

La sexualité de la société romaine est un sujet passionnant qui a inspiré de très nombreux auteurs. Pourtant, c'est un thème difficile car il est souvent pétri de certitudes et de clichés. En tout premier lieu, pour l'appréhender, il faut abandonner nos schémas de réflexion contemporains. Puis, il faut apprendre à déchiffrer tous les aspects de l'anthropologie culturelle romaine. Pour cela, nous ne négligerons aucune piste en rassemblant d'éminents spécialistes pour évoquer les mœurs, les coutumes, la littérature, la mythologie et l'art...

Au cinéma, l'Antiquité gréco-romaine - «décadente» par définition - est un espace hautement fantasmatique de nudité et de perversions sexuelles, où tout est permis! Bien évidemment, la relation maître-esclave se prête aux pires délires. Dans Quo Vadis, Eunice, l'esclave amoureuse de son maître, est heureuse de se faire fouetter par Pétrone, pourvu que celui-ci la garde près de lui. Et dans la récente série Spartacus (Starz) les gladiateurs sont carrément prostitués pour assouvir la libido de riches patriciennes.
De fait les Romains avaient des libertés... et des tabous... que nous n'imaginons même pas.

dossier archeologie, sexe a rome


Table des Matières
Cyril DUMAS, «Sexe à Rome. Entre fantasmes et clichés» • Thierry ÉLOY, «Morale et volupté des corps dans l'Antiquité romaine» • Cyril DUMAS, «L'immoralité romaine. Vers un modèle de vertu ?» • Cyril DUMAS, «L'art érotique, de la mythologie au spirituel» • Catherine FRÉCHET, «Ovide, un poète érotique victime de son art» • Monique DUMASONDIN-PAYRE, «Les messages érotique. Subtilités et sous-entendus dans l'épigraphie» • Laurent FLUTSCH, «Graffitis sexuels gallo-romains. Tibère, lèche-moi !» • Cyril DUMAS & David FÜRDOS, «Priape. Entre invocation et superstition» • David, FÜRDOS, «Priape, initiateur des plaisirs bachiques» • Bernard RÉMY & Nicolas MATHIEU, «Le statut des femmes en Gaule romaine» • Sandra BOEHRINGER, «L'amour entre femmes. Entre silence, satire et érotisme» • Géraldine PUCCINI-DELBEY, «La prostitution à Rome» • Cyril DUMAS, «Le lupanar de Pompéi» • Cyril DUMAS, «Les cabinets de curiosités» • Michel ÉLOY, «Fantasmes érotiques dans le péplum».

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10/04/2012
TAREK & Vincent POMPETTI, La Guerre des Gaules, Tartamudo éd.

Le 28 mars 58, le proconsul des Gaules Transalpine (la «Provincia») et Cisalpine, C. Julius Cæsar s'oppose au passage en territoire romain des Helvètes migrant vers les bords de l'Océan. Sans doute ne se souvient-il que trop bien du «passage» des Cimbres et des Teutons, que son oncle Marius écrasa, après huit années de déprédations et le massacre de plusieurs armées consulaires. César enchaîne ensuite avec une campagne contre les Belges, puis les Armoricains (Vénètes) etc.

Cette nouvelle Guerre des Gaules de Tarek et Vincent Pompetti s'insère dans un courant «documentaliste» du péplum, en l'occurrence la «BD d'archéologues». Avec son dossier pédagogique il s'inscrit clairement dans la mouvance du Casque d'Agris.

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18/04/2012
Laurent AKNIN, Mythes et idéologie du cinéma américain, Vendémiaire éd., coll. «Cinéma», 192 p., ISBN 978-2-36358-031-3

Messianisme, paranoïa et quête de sens: depuis le 11 septembre 2001, le cinéma populaire américain a connu une inflexion notable et apparaît comme le terrible révélateur d'une société qui semble avoir perdu tous ses repères.

Films d'invasion extraterrestre, films de monstres, films catastrophe, films de contamination, films de zombies ou de morts vivants, films de superhéros enfin, où des hommes araignée, des hommes chauve-souris et autres mutants ont pour mission, au prix d'un combat héroïque, de sauver la planète et la démocratie...

laurent aknin, mythes et ideologie, cinema americain

Certes, le cinéma hollywoodien actuel, celui des grands studios et des blockbusters, est l'héritier de genres qui ont fait sa fortune. Mais ces vieilles recettes issues de la Guerre froide sont, depuis la disparition de l'Union soviétique et surtout depuis le 11 septembre 2001, remises au goût du jour dans des œuvres sombres et violentes où la hantise du cataclysme et le culte de la force s'affirment sans détours.

Des films où la famille est l'ultime refuge d'individus à la dérive, où le recours à la dictature n'est plus tabou, où les bons et les méchants ne sont plus clairement dissociés, où robots et demi-dieux usent bien mal des pouvoirs qui leur ont été accordés...

Après la chute du Mur de Berlin et l'effondrement de l'Empire soviétique, l'Amérique semble ne plus avoir d'ennemi à redouter. À travers son cinéma, elle s'interroge alors sur elle-même et ressasse une certaine mauvaise conscience, déjà annoncée fin des années '70 par le cinéma «post-Vietnam» (Rambo, Missing in Action, etc.). Alors Hollywood se trouve des ennemis ailleurs : à l'intérieur (les Zombies), mais aussi venant d'un extérieur indéterminé (les Extraterrestres), les uns et les autres étant vecteurs de refoulement; il ressuscite également ses héros providentiels issus des comics (Superman, Batman, etc.). Toutefois, c'était dès 1976 et le remake de King Kong que la destruction des Tours jumelles du World Trade Center s'était inscrite dans l'imaginaire collectif. On se souvient de l'affiche : juché à leur sommet, un pied sur chacune d'entre elles, Kong (1) affronte les avions qui l'attaquent. Le symbole subliminal fut si fort que ce furent bien ces deux tours-là que prirent pour cible les terroristes d'al-Quaïda, au matin du 11 septembre 2001.

«Au cinéma, ces productions sont d'autant plus révélatrices et exemplaires quand elles se situent dans le domaine, au sens large, de la fantasy : fantastique, science-fiction, peplum (ou «film antique», qui a comme caractéristique commune avec la SF de se situer dans un autre monde, un espace-temps (re)créé de toutes pièces), horreur (...), superhéros» (Mythes et idéologie, p. 14). À l'évidence, toute œuvre de fiction (mais pas seulement de fiction, s'entend) est le reflet de l'époque où elle a été conçue et créée, ses angoisses, ses événements. Ainsi, par exemple, la version 1953 de La Guerre des Mondes (Byron Haskin) dénonce la menace du péril rouge, comme tout film SF américain de l'époque, mais celle de Spielberg (2005), se nourrira et cristallisera d'autres préoccupations (2).

À ce titre donc, le petit essai de Laurent Aknin, explorant tous les paradigmes du cinéma US - cyberpunk et superhéros, invasion extraterrestre ou des zombies, catastrophes climatiques ou écologiques, contaminations, virus et autres méfaits des complexes militaro-industriels; et après Abou Graïb : torture porn et autres délires gores -, consacre également un chapitre au péplum.
On y trouvera ainsi de pertinentes analyses des péplums américains du IIIe millénaire avec cette curieuse remarque : sauf Gladiator, les principales productions US ont déserté les Sept Collines du Tibre et la thématique des origines du christianisme pour se focaliser sur la Grèce dans sa lutte contre l'Axe du Mal (Troie, Alexandre, 300) et autres forces ténébreuses (Le Choc des Titans 2, Immortels, La Colère des Titans). La démarche méritait d'être tentée, à côté de la nôtre qui s'évertuerait plutôt à une analyse de la (de l'in)cohérence archéologique, de la (de l'im)pertinence de la relation historique. Là où nous décortiquions les ingrédients, la recette d'après laquelle avait été concocté le plat proposé, Laurent Aknin projette un éclairage différent, généraliste, qui débusque les mécanismes de la réception par le public gourmet.

Laurent Aknin est critique et historien de cinéma. Il a notamment publié Cinéma-bis. 50 ans de cinéma de quartier (2007) et Le Péplum (2009).

 

23/04/2012
Hervé DUMONT, Jeanne d'Arc - De l'Histoire à l'Écran. Cinéma & télévision, Lausanne-Paris, Favre éd. / Lausanne, Cinémathèque suisse éd., 176 p., 142 photos coul. et N&B

Si l'authentique Jeanne d'Arc reste, sur bien des points, une énigme tant pour les historiens que pour les théologiens, le personnage lui-même n'a cessé de fasciner. Guérillera, patriote ou sainte, républicaine ou royaliste, laïque ou catholique, agent secret, martyre, victime d'imposture ou d'hallucinations, la Pucelle d'Orléans a été accaparée de tous côtés. Dès l'invention d'Edison et des frères Lumière à la fin du XIXe s., cette fascination s'est transmise à la caméra. Les spectateurs se souviennent bien sûr de Renée Falconetti, d'Ingrid Bergman, de Jean Seberg, de Sandrine Bonnaire et, récemment, de Milla Jovovich. Mais c'est le dessus du panier. Qui sait que la vaillante Lorraine a été incarnée plus de cent fois sur le grand et le petit écran ? Parmi ses interprètes, on découvre Alida Valli, Hedy Lamarr, Michèle Morgan, Julie Harris, Liselotte Pulver, Geneviève Bujold, Marthe Keller. L'industrie cinématographique l'a maintes fois récupérée idéologiquement : Adolf Hitler en a fait le porte-drapeau de la révolution national-socialiste, et même le cinéma soviétique s'est penché sur la bergère en armes.

herve dumont, jeanne d'arc

En plus des longs métrages de cinéma, cet ouvrage réunit pour la première fois les quelque 80 téléfilms et dramatiques que la télévision a consacrés à Jeanne dans le monde entier. Le petit écran véhicule notamment des images de Jeanne provenant des adaptations littéraires, de l'opéra, du musical, du ballet, du cinéma expérimental et même du dessin animé ! C'est cette galerie polychrome et polymorphe, miroir combien révélateur de notre temps, que ce livre déchiffre en étudiant la genèse, les motivations, le tournage et l'accueil des films, sans oublier le contexte politique ou artistique qui les a vus naître et qui a présidé à leur réalisation. La représentation de la chronique médiévale se confond ainsi inextricablement avec l'histoire contemporaine.

En feuilletant l'excellente petite plaquette d'Hervé Dumont, nous voyons défiler au fil des pages les portraits de ses différentes interprètes de 1895 à 2011. On ne possède pas de portrait fiable de la Pucelle d'Orléans; on sait seulement qu'elle avait «le téton fort», autrement dit une poitrine généreuse. Au gré des époques et fonction de l'idée que, du XVe s., se fait par exemple le coiffeur : sa coupe de cheveux évolue du mi-long (Maria Jacobini, 1913; Geraldine Farrar, 1917; Simone Genevoix, 1929; Angela Salloker, 1935; Alida Valli, 1947; Ingrid Bergman, 1957; mais aussi Sandrine Bonnaire, 1993) au très court (Renée Falconetti, 1928), ou en bol la nuque rasée (Michèle Morgan, 1953; Milla Jovovich, 1998); avec parfois un bizarre virage aux cheveux longs, genre madonne (Leelee Sobieski, 1999).

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Hervé Dumont, né en 1943, directeur de la Cinémathèque suisse à Lausanne de 1996 à 2008, est l'auteur de plusieurs monographies de cinéastes telles que Robert Siodmak, le maître du film noir, William Dieterle ou Frank Borzage - Sarastro à Hollywood (Prix Simone Genevois, Paris, 1993), ainsi que d'une encyclopédique Histoire du cinéma suisse, 1896-1965 (Prix de la critique historique du cinéma, Perpignan 1988). Son récent ouvrage L'Antiquité au cinéma. Vérités, mensonges et manipulations a obtenu le Prix du Syndicat français de la critique de cinéma (2009).

Addendum BD
Signalons une fantasmagorique version BD de Jeanne d'Arc scénarisée par Valérie Mangin (Alix Senator; Chroniques de l'Empire romain galactique) et dessinée par Jeanne Puchol. Le tome 1 a été publié en couleur (Elvire de Cock) chez Dupuis, dans une collection à vocation féministe dédiée aux «Sorcières» (e.a. Hypathie de Virginie Greiner & Christelle Pécout, 2010, qui sortit dans les box en même temps que le film Agora). Faisant son travail à retardement, le comité de lecture des Éditions Dupuis finit par remarquer que, mi-cuirassée mi-nue, la cavalière en couverture ne correspondait pas tout-à-fait à l'idée qu'on se faisait de la petite bergère de Domrémy. Les Éditions Dupuis dénoncèrent leur contrat pour le tome 2, mais, finalement, l'album complet sortira chez «Des Ronds dans l'O», en noir et blanc toutefois, et sous couverture souple.
Au XVe s., il fallait bien peu de choses pour qu'une femme soit accusée des pires crimes; porter des vêtements masculins, par exemple. À chaque époque, à chaque culture ses Talibans ! Puisque c'était sous l'accusation de sorcellerie que Jeanne fut brûlée vive, eh bien sorcière elle serait et assumerait ! Jeanne est donc ici une sectatrice de la Déesse-Lune, la Grande-Mère, et du Dieu Cornu (le cerf Cernunnos). Rien de totalement impensable, en vérité, même si c'était passablement (dé)culotté d'en tirer une bande dessinée. Virulente dès le XIIIe s., l'Inquisition pourfendeuse d'hérétiques - mais aussi de simples paysannes adonnées à des connaissances du terroir païen -, déclina considérablement au XVe, après avoir joué un rôle non négligeable dans la condamnation à mort de la «bonne Lorraine».

jeanne d'arc, jeanne puchol, valerie mangin

Jeanne d'Arc vue par Jeanne Puchol : le «téton fort»... (album Dupuis)
• Valérie MANGIN (sc.) & Jeanne PUCHOL (d.), Jeanne d'Arc, Dupuis, t. 1. L'Épée, 6 mai 2011, 48 p., coul. - t. 2. Le bûcher (abandonné).
• Rééd. complète : Moi, Jeanne d'Arc appelée la Pucelle, misérable pécheresse, sorcière, devineresse, fausse prophétesse, invocatrice et conjuratrice des esprits mauvais, superstitieuse, adonnée aux arts magiques, hérétique, obstinée et rechue, Des ronds dans l'O éd., 16 mai 2012, broché, 96 p. N&B

 

07/07/2012
Arthur Conan DOYLE, La Dernière Légion et autres contes antiques, Vendémiaire éd., coll. «Histoires», 160 p., ISBN 978-2-36358-038-2

Comment meurent les empires ? Des guerres puniques à l'arrivée de Mahomet en passant par le départ des légions romaines de Grande-Bretagne, l'invasion de l'Angleterre par les Saxons ou celle des Huns, autant d'histoires qui donnent au père de Sherlock Holmes l'occasion de réfléchir sur la chute des civilisations, la gloire des grands conquérants et la valeur des religions.

Arthur Conan Doyle décida un jour de faire mourir Sherlock Holmes, son héros pourtant culte, qu'il accusait de le détourner d'œuvres plus importantes : les romans historiques. Mais devant les protestations du public, il dut ressusciter le célèbre détective; ce qui ne l'empêcha pas d'écrire, outre deux romans historiques, des dizaines de nouvelles principalement consacrées à l'histoire antique, sa période de prédilection.

Ce recueil regroupe ses principaux textes. Cette Antiquité revisitée offre une suite de réflexions aussi inattendues que déroutantes sur le sens de l'histoire. La fin du XIXe s., obsédé par la notion de «décadence», en chercha les prémices dans l'effondrement romain.
Le départ des légions de l'île de Bretagne et l'abandon d'une terre conquise un demi-millénaire auparavant permettent à Conan Doyle de mettre en place le procédé du coup de théâtre, pour mieux prendre le contre-pied des représentations historiques communément admises. Ainsi dans «La fin des légions», les notables de Grande-Bretagne, si prompts à mettre en avant leur patriotisme, supplient-ils le général de la dernière légion de ne pas quitter l'île, par crainte des représailles des Saxons...
Quittant bientôt le périmètre du royaume pour nous emmener à Carthage, en Grèce ou à Rome, ces contes antiques nous parlent de ces moments de l'histoire où tout va basculer, où le chaos ouvre la voie à une forme de modernité.

Préface de Claude Aziza, maître de conférence à Paris III, spécialise dans la réédition de fictions modernes et contemporaines portant sur la période antique. Il est directeur de la collection «Histoires» chez Vendémiaire.

 

04/07/2012
Alexandre DUMAS, Gaule et France, Vendémiaire éd., coll. «Histoires», 288 p., ISBN 978-2-36358-037-5

Derrière le célèbre auteur se dévoile ici un passionné d'histoire qui offre une vaste fresque sur les origines de la France, de la civilisation gauloise à l'arrivée des premiers Capétiens. Une vision très éloignée des habituels clichés sur nos ancêtres les Gaulois ou sur Charlemagne.

Tout le monde connaît l'écrivain qui a donné au roman historique quelques unes de ses plus belles œuvres (Les Trois mousquetaires, La Reine Margot, Le Collier de la Reine). Ce que l'on sait moins, c'est qu'Alexandre Dumas laisse derrière lui une œuvre historique importante consacrée aux règnes des principaux rois et aux différentes périodes de l'histoire de France.

Écrit en 1833, Gaule et France «contient les faits les plus importants de notre histoire, depuis l'établissement des Germains dans les Gaules jusqu'aux divisions amenées entre la France et l'Angleterre par la mort de Charles-le-Bel». Dans cette œuvre, Dumas démontre une connaissance impressionnante des chroniques et autres mémoires de l'époque pour brasser un portrait de la France qui mêle récit chronologique et envolées sur les trois «races monarchiques» : mérovingiens, carolingiens et capétiens... Avec pour tout bagage une imagination bouillonnante et une volonté d'allier l'amusement et l'instruction.

L'ouvrage est rédigé avant l'émergence de la génération d'historiens qui, au lendemain de la défaite de 1870, cherchèrent à «nationaliser» l'Histoire de France en créant des héros (Vercingétorix, Clovis) ou en s'en appropriant d'autres (Charlemagne devenu un empereur français). Cette histoire, qui connut un grand succès sous la IIIe République et berce encore nos souvenirs, Dumas y est totalement étranger. Sous sa plume, Vercingétorix est à peine évoqué, Clovis n'est que le chef d'une petite bande de guerriers sanguinaires, Charlemagne un envahisseur allemand...
Et si les écrivains étaient les meilleurs professeurs d'histoire ?

Préface de Claude Aziza, maître de conférence à Paris III, spécialisé dans la réédition de fictions modernes et contemporaines portant sur la période antique, notamment ceux d'Alexandre Dumas. Il est directeur de la collection «Histoires» chez Vendémiaire.

 

00/08/2012
Éric ESCOFIER, Peter Cushing. La Star de la Hammer Films (collab. Bertrand Vonthreim - préface Didier Lefevre [fanéditeur Hammer For Ever & Medusa]), 273 p.

Biographie et filmographie commentée. Témoignages, interview, photos, affiches, pavés de presse. Que fait ici, dans ce site dédié à l'image de l'Antiquité, Peter Cushing, dont l'image demeurera à jamais inséparable des rôles du Prof. Van Helsing et du Dr. von Frankenstein ? Certes, mais il avait aussi incarné Memnon, le général des mercenaires grecs au service de la Perse dans Alexandre le Grand de Robert Rossen, ainsi que le Cassius du shakespearien «Coriolan» dans The Spread of the Eagle (Peter Dews (GB TV - 1963). Son domaine de prédilection, bien entendu, était le fantastique, mais celui-ci pouvait être mythologique (The Gorgon, T. Fisher, 1964; Land of Minotaur, Costa Carayannis, 1975), égyptologique (La malédiction des Pharaons, T. Fisher, 1964; Le retour de l'abominable Dr Phibes, Robert Fuest, 1972) ou se rapporter à des mondes perdus (Centre Terre : 7e Continent, Kevin Connor, 1976; Misterio en la Isla de los Monstruos, Juan Piquer Simon, 1980). On l'avait également vu dans les variations sur le Cycle breton : sire Palamidès, chevalier maure dans Le Serment du chevalier Noir (Tay Garnett, 1954) ou donnant la réplique à Miles O'Keefe (Sword of the Valiant, Stephen Weeks, 1984).
Dans La Déesse de Feu (Robert Day, 1964), il était un major Holly plus british que l'original du roman de Rider Haggard (Aycha); mais on l'avait encore vu professeur d'université - Dr Walter Goodrich - dans une curieuse variation hellénique
(3) sur le thème des vampires (Suceurs de sang / Incense for the damned, Robert Hartford-Davis, 1969 (1971)). Sa carrière, toutefois, ne lui avait pas épargné de tout petits rôles comme celui de ce prisonnier dans une geôle d'une fantaisie orientale (Le Trésor de la Montagne sacrée, Kevin Connor, 1979).

Bel ouvrage d'un fan, très complet, dont on regrettera seulement l'absence d'un index ou d'une table des matières, toujours utiles pour «naviguer» dans un ouvrage de référence.
Se commande 30 EUR chez l'auteur/éditeur : Éric Escofier - 2 boulevard Rambaldi, Bât. A - F 06000 Nice

Contact : monstres_de_la_nuit(a)hotmail.com

peter cushing, hammer films, eric escofier
 

20/08/2012
XXVe Festival du Film Péplum d'Arles
(du 20 au 24 août 2012)

Cette année, le Festival fête son vingt-cinquième anniversaire.
Au programme : Centurion (Neil Marshall, 2010), Hercule se déchaîne (Gianfranco Parolini, 1962), Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre (Alain Chabat, 2002),
Enfin Troie (Wolfgang Petersen, 2004) (complété par une conférence sur Troie et le trésor de Priam) et, pour conclure, Ben Hur (William Wyler, 1959) (complété par la présentation par l'A.A.P.A. (Association des Attelages en Pays d'Arles) d'une reconstitution d'un char antique et d'un char impérial.

Pour Les Titans (Duccio Tessari, 1962), les spectateurs auront eu droit à une version particulière, «Les Titans, un Muscle Opéra», où la bande son est réinterprétée façon opéra : une création de Christian Girardot pour un ensemble musical, avec la participation d'un chef d'orchestre, deux pianistes (dont un électronique) et trois chanteurs. Et les membres de la Chorale d'Arles pour le chœur. Spectacle burlesque et fantastique, interaction entre lutherie traditionnelle et lutherie contemporaine.

Plus de détails ici : Click

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A l'occasion des XXV ans du Festival, la présidente du festival du Film Péplum Danielle Vallette remet à l'auteur de ce site un glaive d'honneur pour ses XX ans de collaboration (ph. Christophe Champclaux [images tirées d'une bande vidéo])

 

La passion du péplum
L'antiquité et les films sur ce thème n'ont plus de secrets pour Michel Éloy
«Michel Éloy a reçu un prix des mains de Danielle Valette, directrice du festival du film péplum, mercredi soir, pour le remercier de sa précieuse collaboration. Véritable passionné d'antiquité, il déclare s'intéresser «autant à la cuisine qu'à l'armée romaine». Et quand on demande à ce Bruxellois comment il est devenu accroc au péplum, il répond avec le sourire : «je suis tombé dans la marmite, comme Obélix». Et comme le héros de Goscinny et Uderzo, il y est tombé petit, à neuf ans précise-t-il.
Depuis 18 ans son rôle dans l'élaboration du festival est essentiel. «Je procure des iconographies pour réaliser l'affiche et je rédige des résumés des films projetés ainsi qu'une présentation dans laquelle j'intègre des anecdotes de tournage.» C'est grâce à lui que les spectateurs de cette 25e édition ont pu apprendre que lors du tournage d'Hercule se déchaîne de Gianfranco Parolini, Gainsbourg tournait un autre film en même temps - Samson contre Hercule - sans changer de costume et ne savait plus vraiment à quel film chaque scène correspondait. En guise de conclusion, Michel Éloy nous a indiqué les ingrédients, selon lui, indispensables à l'élaboration d'un bon péplum. «Cela demande une alchimie subtile entre réalité historique et fiction», assure-t-il. Tout un programme !»

C.R., in La Provence (Arles), vendredi 24 août 2012

 

brice lopez, garde du sagittaire

Brice Lopez : la garde du sagittaire. En Pancrace, nombre de frappes s'arment à hauteur de la tempe. Brice ne porte pas de protections aux mains, comme en Pugilat, afin de permettre les saisies (texte et photos : Christophe CHAMPCLAUX, «Plongeon aux sources du combat libre. Les gladiateurs d'Arelate», Karaté-Bushido, ní 1211, novembre 2012)

Dans le cadre du Festival d'Arelate, Christophe Champclaux a filmé les démonstrations de Brice Lopez tant gladiatoriennes qu'à mains nues, et publié un article dans le magazine Karaté-Bushido de novembre 2012 (pp. 74-76).
Plus de détails ici : Click

Sur Youtube
Et, après El Matador qui a agrémenté d'un couplet de son cru «A armes égales» le générique de fin de 300 (version française), les amateurs de rap apprécieront sans doute Nessbeal, Force et Honneur (novembre 2011). Dans ce clip de 4'08", ne soyez pas surpris d'apercevoir des visages connus de la «reconstit'»...

Plus de détails ici : Click


NOTES :

(1) Dans le Cycle nippon de Godzilla, King Kong était devenu de symbole des USA vainqueurs, opposé au dinosaure dieu-mutant réveillé par les radiations atomiques d'Hiroshima. Au fil de la saga, Godzilla va devenir le dragon protecteur du Japon, qu'il défend contre les monstrueuses créatures venues d'ailleurs.
Luigi Cozzi décochera un clin d'œil au film d'Inoshiro Honda, King Kong contre Godzilla (1962), dans son second opus-péplum, Les Aventures d'Hercule, lorsque dans l'Espace, Hercule/Lou Ferrigno et le maléfique Dédale prennent respectivement l'aspect de King Kong et de Godzilla pour s'affronter telles de nouvelles constellations d'un jeu-vidéo intergalactique. - Retour texte

(2) Allusions à la Shoah, voire à la Scientologie de Tom Cruise ? - Retour texte

(3) Référant aux propriétés du sang de l'Hydre de Lerne terrassée par Hercule. - Retour texte