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Le Chevalier Blanc
Sigfrido - La Leggenda dei Nibelunghi

(Giacomo Gentilomo, IT - 1958)

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Pages précédentes :

«Nacht und Nebel, niemand gleich»

I. Encyclopédie

II. Les sources

III. D'une version à l'autre... les personnages

Sur cette page :

IV. Filmographie

1. Fritz Lang

2. Harald Reinl

3. Adrian Hoven

4. Uli Edel

5. La Trilogie du Seigneur des Anneaux

6. La chevauchée des Walkyries

6.1. Les vierges de la pleine lune
6.2. Le retour du barbare - L'épée de feu
6.3. Sang réservé

7. Mangas japonais

7.1. Albator (Harlock Saga) (1978)
7.2. Les Chevaliers du Zodiaque (Saint-Seiya) (1986-2002)

V. Bibliographie

Page suivante :

VI. Le Chevalier Blanc - Fiche technique

IV. Filmographie

1. Fritz Lang

Après un Attila - I Nibelunghi (Milano Films, IT - 1910) et un Sigfrido ovvero i Nibelunghi (L'Epopea dei Nibelunghi) (Mario Caserini, IT - 1912) oubliés, Fritz Lang tourne une immortelle version des Nibelungen en 1924, en deux parties : La Mort de Siegfried et La Vengeance de Kriemhilde. Loin d'être une reconstitution archéologique, c'est un film hiératique, comme tous les films épiques de l'époque (cf. Helena, Der Untergang von Troias, de Manfred Noa !) qui, dans son ensemble, suit la version bavaroise, la Chanson des Nibelungs. En son temps, on reprocha à Lang d'avoir ajouté une dimension psychologique à des personnages épiques qui, par définition, n'en avaient pas (1). Pour Lang, le cinéma est un moyen d'explorer la part d'ombre de la nature humaine. On retrouve tout au long de son œuvre les thèmes de la cruauté, de la peur, de l'horreur et de la mort. «Comme habité du péché originel, (l'homme) doit toujours réprimer ses envies de meurtres. La démocratie devrait s'opposer aux pulsions bestiales, toujours renaissantes de l'homme, et plus encore de la foule. Mais les hommes politiques n'ont pas souvent le courage de faire de la démocratie ce rempart solide contre la sauvagerie, indique le Cinéclub de Caen, qui ajoute (...) Les thèmes narratifs des films de Lang, simples dans leur abstraction viennent pour l'essentiel du roman feuilleton (d'aventure, sentimental à l'eau de rose, exotique et policier à sensation), plus lointainement de mythes, de légendes redécouverts et renouvelés par le romantisme et l'époque symboliste, auxquels Lang ajoutera les coupures de faits divers, et les comics

«La véritable Allemagne préfère tout naturellement la pénombre à la lumière. Dans son Déclin de l'Occident, manifeste très révélateur de la «Weltanschauung» allemande, Oswald Spengler exalte la brume, l'énigmatique clair-obscur, le «kolossal» et la solitude infinie. Cet espace limité que chérit «l'âme faustienne» de l'homme du nord n'est jamais clair et limpide, il y flotte des effluves ténébreux et denses; le «Walhall» germanique - symbole de l'effrayante solitude - est envahi d'une grisaille où règnent des héros insociables et des dieux hostiles. (...) Ainsi Jean Cassou, après avoir assisté à une projection des Nibelungen de Lang à la sortie de ce film en France, a pu dire que c'était «le témoignage neuf et poignant de la solitude de l'homme» (2) Hitler et Jozef Goebbels, qui étaient tout deux cinéphiles (nul ne saurait être totalement imparfait !), adoraient la première partie, La mort de Siegfried (3), mais détestaient la seconde, La vengeance de Kriemhilde, qui leur semblait présenter les Grands Ancêtres germaniques comme une bande de brigands. Lors de la sortie du film, Goebbels fit preuve d'un réel enthousiasme et l'écrira même dans son journal à la date du 21 mai 1931. Le Ministre de la Propagande proposa au réalisateur de devenir le patron de la cinématographie nationale-socialiste. La situation ne manquait pas de sel car si dans Metropolis, métaphore du gigantisme newyorkais, la dénonciation d'une société inégalitaire n'était peut-être pas évidente vue de Berlin, la censure nazie venait tout de même d'interdire Le Testament du Dr Mabuse (1933) où le cinéaste plaçait dans la bouche d'un savant fou complètement glauque des citations du Führer. Fritz Lang, dont la mère était une juive convertie au catholicisme, refusa en dépit des dénégations de Goebbels («Monsieur Lang... c'est nous qui décidons qui est «juif» !»). Déjà séparé de sa seconde épouse Thea von Harbou en passe de rejoindre le parti nazi, le réalisateur sauta dans le premier train pour la France, sans même prendre le temps de vider son compte en banque - probablement surveillé.

2. Harald Reinl

Outre la version 1924 de Fritz Lang, Siegfried inspire encore Le Chevalier Blanc (1957) de Giacomo Gentilomo. Conspué par les uns, adulé par les autres, Harald Reinl nous livrera une nouvelle version complète, en deux parties, des Nibelungen (1966) admirablement servie par la superbe et sombre musique de Rolf Wilhem, dans l'esprit wagnérien. Le champion olympique allemand du lancer du marteau Uwe Beyer y incarne «Siegfried», Maria Marlow «Kriemhilde», Rolf Henninger «Gunther» et Karin Dor, épouse du producteur Arthur Brauner, «Brunhilde». Ce sera le film allemand le plus cher de l'après-guerre.

Comme souvent, les Italiens tenteront de prendre de vitesse la superproduction annoncée. Emimmo Salvi bâcle un petit budget intitulé Le Trésor de la Forêt Noire (Il Tesoro della Foresta pietrificata, 1965), pour laquelle le compositeur Ralf Ferraro reprend le thème musical wagnérien de La chevauchée des Walkyries. Lors de la grande migration des peuples (la Völkerwanderung, comme on dit outre-Rhin), le cruel viking Hundig (Gordon Mitchell) et le pacifique nibelung Siegmund (Ivo Payer) font cause commune. Siegmund souhaiterait toutefois dissuader son difficile allié de traverser la Forêt Noire, domaine de Brunhilde et des Walkyries, gardiennes du Trésor des Nibelungen et de l'épée Walhalla. Le conflit entre les deux tribus est inévitable et Hundig s'allie à la fille du vieux chef Gunnar, Erka, tandis que Siegmund épouse la sœur de celle-ci, Sieglinde.
Cette reconstruction de la légende de Siegfried (Hunding, Siegmund/Siegfried, Gunnar/Gunther) est en fait une lointaine adaptation de la Völsungasaga, qui raconte comment le cruel Sigéir (4), mari de Signy (Sieglinde) fille de Völsung, assassina ce dernier et fit périr huit de ses fils, le neuvième et dernier - Sigmund - étant sauvé par sa sœur. Signy concevait alors un plan pour se venger et, décidant qu'il fallait pour aider son frère un compagnon issu de leur sang, s'unit incestueusement à lui. Avec l'aide de ce fils nommé Sinfjœtli, Sigmund vécut bien des aventures au cours desquelles ils devinrent des loups-garous (5). Puis, un jour, le père et le fils attaquèrent le palais de Sigéir auquel ils boutèrent le feu. L'usurpateur et ses fils périrent dans l'incendie et Signy, enfin vengée, entra dans les flammes pour mourir avec son mari (6).
Une autre version, plus connue, de la légende - l'Ancienne Edda, relayée par La Walkyrie wagnérienne - fait de Siegmund et Sieglinde les parents de Siegfried; Sigéir y est nommé Hunding. On observera que les scénaristes du film de Salvi ont éludé le thème de l'inceste, inopportun dans un film de cette catégorie (7). On notera aussi que les images qui ouvrent le film de Gentilomo (Sieglinde, mortellement blessée dans une bataille où a péri son mari Siegmund, confie le bébé Siegfried au nain Mime) ont élagué ces détails un peu hors sujet.

3. Adrian Hoven

Reste à évoquer une amusante version érotique, Les Fantaisies amoureuses de Siegfried (Siegfried und das sagenhafte Liebesleben der Nibelungen) d'Adrian Hoven (AL-EU, 1970), avec Sybill Danning dans le rôle de Kriemhilde et Raimund Harmstorf dans celui de Siegfried (Raimund Harmstorf est surtout connu pour avoir interprété le personnage de Loup Larsen dans la série TV Le Loup des Mers). Bien que le générique annonce le nom d'Ennio Morricone, il semble que la B.O. soit surtout redevable à Daniele Patucchi, qui dans un but parodique insère des extraits de R. Wagner, notamment l'inévitable Chevauchée des Walkyries. Il s'agit cette fois d'un Siegfried châtain, barbu et moustachu, l'œil fripon, toujours prêt à lutiner les caméristes. Il est flanqué de son valet Hansel, sorte de Sancho Pança d'outre-Rhin. Assez bizarrement, les frères de Gunther se nomment Gimbel et Macy (8). Cette version est pleine de malice, et Fred Coplan interprète un Hagen borgne qui soutient la comparaison avec Siegfried Wischnewski dans la version de Reinl. Particulièrement cocasse la scène où Siegfried ayant, grâce à la Tarnkappe, rompu la résistance de Brunhilde, celle-ci s'aperçoit en regardant dans le miroir suspendu au plafond (!) qu'elle est en train de faire l'amour avec... l'Homme Invisible.

4. Uli Edel

La dernière version en date est une production Hallmark Entertainement, L'Anneau Sacré (Curse of the Ring, Uli Edel, 2004), avec Benno Fürmann dans le double rôle d'Eric et de Siegfried, et Kristanna Loken dans celui de Brunehilde. Tourné dans les studios de Capetown, en Afrique du Sud : somptueux décors et paysages grandioses filmés dans le Nord de l'Europe, miracles de l'infographie, etc. Mais aussi recentrement du scénario : cette fois le preux Siegfried combat le dragon pour en délivrer le royaume des Burgondes et après que le roi Gunther eut échoué à l'affronter, épisodes normalement indépendants les uns des autres. Eliminé par le scénariste, le perfide Mime, est remplacé par le bon «père initiateur» Eyvind (Max von Sydow). Quant à l'épée, Eric/Siegfried la forge à partir d'un bloc de fer météoritique tombé du ciel, non plus l'épée paternelle brisée. L'image de Siegfried est assez différente de celle du blond héros aryen incarné respectivement par, en 1924 Paul Richter, en 1957 Sebastian Fischer, et en 1966 Uwe Beyer : Benno Fürmann arbore une abondante crinière noire, qui l'apparente à Conan le Barbare.

 

anneau sacre - brunhilde

Brunhilde, la trop belle reine d'Islande, dans L'Anneau Sacré d'Uli Edel (2004 -
Tandem Productions / VIP Media Fund)

5. La Trilogie du Seigneur des Anneaux

La légende de l'Anneau du Nibelung a largement inspiré l'œuvre de J.R.R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, vaste saga réécrivant les mythes nordiques. Comment ne pas reconnaître dans l'anneau de Sauron celui jadis volé aux Filles du Rhin par Alberich, ensuite re-volé par les dieux qui - tout de suite - devront le céder aux maçons qui ont édifié le Walhalla, les géants Fasolt et Fafner ? Ce dernier assassinant illico son frère pour en être l'unique possesseur. Mais que bientôt lui reprendra Siegfried, lequel l'offrira à Brünnhilde en gage d'amour, laquelle - pour son malheur - le lui restituera à sa seconde visite... avant qu'enfin, le héros assassiné, il ne soit restitué aux Ondines. Ce qui n'empêchera pas la grande conflagration finale de l'Univers, le Crépuscule des Dieux.
Tel Alberich, sans cesse rôdant autour de l'or comme une mouche entêtée, Gollum-Sméagol, cet être difforme et contrefait, perd le sommeil de ne pouvoir récupérer son «précieux». Avec sa houppelande grise et sa lance, le magicien Gandalf n'est autre qu'Odin revisité dans un monde d'Elfes et de Nains. Les Nains métallurgistes du roi Gimli qui s'activent dans le sous-sol ne sont autres que nos fameux Nibelungen, mais qu'il ne faudrait pas imaginer de la taille des lutins parce que Wagner semble les assimiler aux «kobolds». Dans La Chanson des Nibelungs, pour s'emparer du trésor Siegfried en massacre sept cents, dont douze géants (III, 94). Assurément, le Nain Gimli de la trilogie filmique de Peter Jackson concorde avec l'idée qu'on peut se faire des Nibelungen à la lecture du poème allemand.

6. La chevauchée des Walkyries

«Heiaha ! Heiaha ! Hojotoho !» D'Apocalypse Now à Mon nom est Personne le thème musical wagnérien de la Chevauchée des Walkyries a connu à l'écran la fortune que l'on sait. Cependant il nous reste encore à signaler quelques films à titre de curiosa.

6.1. Les vierges de la pleine lune
Le premier, signé par Paolo Solvay, est un film érotico-fantastique intitulé - beau programme - Les vierges de la pleine lune (Il plenilunio delle vergine, 1974). Il y est question de l'Anneau des Nibelungen, lequel après avoir appartenu à Attila est ensuite arrivé entre les mains de son descendant Dracula. Dans le château du comte, tous les vingt-cinq ans, des jeunes vierges sont égorgées aux fins de perpétuer le culte des vampires. Le courageux archéologue de service empêchera-t-il son frère jumeau et double maléfique de continuer à perpétrer ses crimes ?

6.2. Le retour du barbare - L'épée de feu
Suite de Sangraal l'épée du barbare, il existe également une curieuse séquelle «heroic fantasy» intitulée Le retour du barbare / L'épée de feu (Il trono di fuoco, Frank Shannon [Franco Prosperi], 1983), où le culturiste Peter McCoy, alias Pietro Torrisi incarne Sigfrid (Thor dans la VF) lequel, dans sa lutte contre les forces des ténèbres, est secouru par les huit Walats (Walkyries), filles de Wotan. Il finit par épouser la plus jolie - Brunhilde, of course - et semble bien parti pour couler des jours heureux entouré de plein de bambini.

sieglinde - siegmund

Sieglinde (Elena Nathanael) et son jumeau Siegmund (Michael Maien) dans Wälsungen Blut (Sang réservé, Rolf Thiele, AL - 1965)

 
6.3. Sang réservé
En la transposant dans le milieu de l'aristocratie allemande désargentée du début du siècle passé, Rolf Thiele s'est livré à une réflexion sur l'inceste dans Wälsungen Blut (Sang réservé, 1965), d'après un sulfureux roman de Thomas Mann. Pour éviter la mésalliance avec un officier parvenu et la corruption du «sang des Völsung», Sieglinde (Elena Nathanael) s'offre à son frère jumeau Siegmund (Michael Maien), avant que le couple se donne la mort sur fond musical du maître de Bayreuth - superbe partition de Rolf A. Wilhelm, qui composera ensuite celle des Nibelungen d'Harald Reinl.
deus
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Dans les deux dernières décennies du XXe s. l'heroic fantasy a favorisé une relecture des mythologies. Voici dans l'optique des comics américain une collection de cartes à collectionner, Deus, portraiturant les grandes figures des mythologies grecque, romaine, égyptienne, hindouiste, maya, amérindienne, polynésienne, celtique et, bien sûr, germanique. Thor est l'«Ennemi des Forces primordiales. Il est le jeune et viril 'Conducteur de Chariot'», tandis que Loki, «Incarnation du mal, espiègle et malicieux, vorace et ténébreux, est le dieu du feu». De quoi susciter la curiosité des chères petites têtes blondes ? On peut toujours rêver...

 

7. Mangas japonais

Avec la confrontation des forces primordiales, les grands cycles cosmogoniques des mythologies offrent un décor exotique idéal pour une réécriture du vieux thème judéo-chrétien de la lutte du Bien contre le Mal. Les mythes cosmogoniques n'ont guère inspiré les réalisateurs de péplums live (dans ce registre, nous ne voyons guère que Zeus contro l'Universo d'Emimmo Salvi, que peu de gens en vérité semblent avoir eu l'occasion de visionner. A-t-il seulement été diffusé ?), mais davantage les littérateurs. Ainsi H.P. Lovecraft s'était-il - de loin - inspiré de la Titanomachie pour imaginer les «Anciens Dieux» du Cycle de Cthulhu, enfouis dans les abysses et autres entrailles de notre planète, d'où ils exercent leur influence délétère.

Comme roi des dieux, donc divinité suprême, Zeus (Deus) et son homologue germanique Wotan, s'assimilent sans trop de problème à notre Iahvé de la Bible. Au Chant Ier de l'Iliade, il est question d'une révolte contre Zeus des dieux de l'Olympe Héra, Athéna et Poséidon; seule Thétis se range aux côtés du roi des dieux, non sans avoir pris la précaution de sortir des Enfers l'un des Hécatonchires, le géant aux cent mains et cinquante têtes Briarée, «que les hommes nomment Ægæon», lequel vint s'asseoir à ses pieds, infrangible garde du corps (Il., I, 396 sqq.; et aussi début du XV, pour la punition d'Héra). C'est sans doute cet épisode qui, dans les années 70', inspira aux scénaristes de la National (DC) la trame des aventures d'Hercules Unbound : le héros grec, débarqué dans un XXe s. post-apocalyptique, doit défendre l'Humanité contre les forces déchaînées par des divinités connotées comme maléfiques : Pluton (9), le dieu des Enfers (of course !), et Arès, le dieu de la guerre (10). L'idée va être reprise la décennie suivante par les séries TV Hercule et Xena, où Héra et Arès sont synonymes de la malignité universelle.

Dans les années 80', la série d'animation franco-japonaise Ulysse 31 présentait - conformément à l'Odyssée - le persécuteur d'Ulysse, Poséidon, comme une figure de croquemitaine intergalactique. Dès lors, quoi de plus naturel que de retrouver ces dieux «réprouvés» - Héra, Arès, Pluton, Poséidon - comme forces primordiales de destruction dans des séries d'animation d'essence mythologique comme Albator ou Les Chevaliers du Zodiaque en ces temps où les écologistes commencaient à tirer la sonnette d'alarme pour mettre en garde contre elle-même l'Humanité ?
Soucieux de fidélité à l'opéra wagnérien, Albator pointe du doigt Albérich, que l'on voit activement orchestrer la destruction d'un monde régi par le sage Wotan [id. est Zeus, Iahvé, etc.]. Plus cosmopolite, Les Chevaliers du Zodiaque montre le glauque Poséidon, puis le ténébreux Hadès tramant leurs complots. L'«Empereur des Mers» est bien connu pour sa capacité de destruction; n'était-il pas, en Grèce, le dieu des tremblements de terre et celui de l'Atlantide engloutie (même si, en fait, c'est Zeus qui décida la perte de l'Atlantide) ? Et comme dieu des Enfers, Hadès est invinciblement associés aux démons de l'eschatologie chrétienne, à Lucifer, à Satan; les cohortes de défunts formant, bien sûr, une armée des plus nauséeusement pittoresque, dans le goût des films de zombis qui à la même époque déferlent sur les écrans...

A mi-chemin entre les forces positives et la face sombre de l'Univers, les dieux de la pessimiste mythologie germanique tablent sur les deux volets. C'est ainsi que dans Les Chevaliers du Zodiaque les «Guerriers Divins» d'Asgard, Siegfried et ses comparses réconciliés, sont d'abord engagés dans les rangs des forces du Mal, avant de découvrir comment leur princesse Hilda, à qui ils ont juré fidélité et loyauté, est elle-même manipulée. Ils la délivreront du maléfique Anneau des Nibelungen et se rangeront du côté des forces du Bien pour empêcher la conflagration finale annoncée, c'est-à-dire le Crépuscule des Dieux. Siegfried y laissera sa vie. Bien sûr, on ne peut pas dire qu'au niveau de l'anecdote la mythologie germanique soit ici très bien respectée, mais sa philosophie générale du combat à outrance - lutter jusqu'à la mort, même si tout est perdu d'avance - nous semble assez bien respectée...

7.1. Albator (Harlock Saga) (1978)
Donc pour la complétude, il nous faut examiner cette curieuse version japonaise des Nibelungen transposés dans l'univers des mangas par le fameux Leiji [Akira] Matsumoto. Il en existe - en français - une version BD et une adaptation dessin animé diffusée sur les chaînes francophones sous le nom d'Albator (Harlock Saga : Nibelung no Yubiwa - «Rhine no ôgon», Nobuo Takeuchi - 1999). N'étant pas spécialiste des mangas, nous vous livrons ici ce que nous avons pu en glaner sur Internet. Une remarque d'abord : comme pour le péplum, les noms changent en passant d'une culture à l'autre : ainsi le Capitaine pirate de l'Espace Albator est initialement connu, dans la V.O., comme «the Great Harlock» - et son navire-caravelle spatial Atlantis y était l'Arcadia (et in Arcadia ego, comme disait l'autre !). Donc Albator, alias Harlock, tel Odin-Wotan, est borgne - quoiqu'il soit plus probable que Matsumoto ait ici cédé à l'imagerie traditionnelle du «pirate des Caraïbes», style Capitaine Crochet ! Un «bon» méchant pirate est forcément borgne ou manchot (tiens donc, Dumézil !) ou unijambiste - cela va de soi.

Le dessin animé Harlock Saga Nibelung no Yubiwa - Rhine no âgon est tiré d'un manga en quatre parties, L'Or du Rhin (1990), La Walkyrie (1997), Siegfried (1998) et le Crépuscule des Dieux (1999), bien évidemment basé sur la Tétralogie de Wagner. Le Capitaine Harlock (Albator) conduit le vaisseau spatial pirate Arcadia (ou Atlantis, c'est selon) à travers l'hyperespace, à la recherche d'une planète hospitalière - la Terre ayant été ravagée par des envahisseurs. Râ Mime, un membre de son équipage, déserte mystérieusement. Emeraldas et le Dr Ôyama Toshirô (le Prof. Alfred Tochirô dans la VF - t'as le bonjour...) se lancent sur ses traces et en retrouvent un hologramme sur le satellite artificiel Akrushion, gravitant autour de la planète Rhin(e). Mime, qui semble traumatisée, leur explique qu'un individu malfaisant nommé Alberich est à la recherche de l'or de la planète Rhin et qu'il compte s'en forger un anneau qui lui donnera le pouvoir de dominer l'univers. Tochiro et Emeraldas arrivent trop tard pour empêcher Alberich de voler l'or. Celui-ci est déjà en route vers la Terre afin de faire forger l'anneau par Tadashi Daiba.... Sur Terre, Maetel demande au professeur Daiba de refuser ce genre de travail quand on le lui demandera; mais celui-ci oublie le conseil et, grâce à la machine créée par son père, transforme en un magnifique anneau l'or apporté par un inconnu masqué.

albator - nibelungen

En fait, Mime est - avec son frère Alberich, le voleur de l'or - l'unique descendante de la famille Nibelung. Et l'anneau forgé possède la faculté de bouleverser l'univers tout entier. Sentant sa présence, Wotan et les dieux du Walhalla se réveillent... Le malfaisant Hagen, le capitaine du Phantasma, laisse derrière lui un sillon ténébreux susceptible d'anéantir toute vie dans la galaxie. Hagen n'est autre que le demi-frère de Brünnhilde, l'aînée des Walkyries. Mais Wotan dispose lui aussi d'«armes de fin de monde». La grande conflagration universelle est-elle proche ? Non, car surgit alors Siegfried ! «Harlock Saga est un cas à part dans l'univers de Matsumoto, dans sa volonté d'adapter une œuvre emblématique du patrimoine culturel européen. Il en résulte une œuvre étrange, au rythme lent fidèle à l'original, mais qui risque de désarçonner les fans du capitaine corsaire», note à propos du DVD DVDanime.net, tandis que Fabien Pfaender s'insurge, à propos du huitième et dernier album : «Sans être trépidant, ce dernier volume jouit d'une mise en scène le rapprochant du 7e art. Le jeu de combat à distance entre Wotan du Walhalla, ses pions, ses enfants, et Great Harlock et consorts est excellent. On y retrouve l'impuissance mêlée de passion de cette grande fresque même s'il est parfois difficile de faire le parallèle avec l'histoire originale.»

(On trouvera des résumés sur les sites spécialisés : la trame générale sur DVDanime.net, la chute sur PlaneteBD.com, et la description des personnages sur AlbatorSSX. Les huit albums BD chez Dargaud.)

chevaliers du zodiaque

Les Chevaliers du Zodiaque

 

7.2. Les Chevaliers du Zodiaque (Saint-Seiya) (1986-2002)

La première diffusion française des Chevaliers du Zodiaque (1986-1989), série télévisée d'animation japonaise tirée du manga de Masami Kurumada, date de 1988 (TF1) et la saga comporte quatre saisons, soit 114 épisodes de 25', auxquels il convient d'ajouter les 13 épisodes, toujours de 25', d'une nouvelle série créée en 2002, Les Chevaliers du Zodiaque : Chapitre Hadès (Saint Seiya Mei-ô Hades Jûnikyû hen) (11), en 13 épisodes de 25 minutes.

On peut, en gros, résumer les 127 épisodes comme l'histoire de la lutte menée par la divinité protectrice de l'Humanité - Athéna - et ses auxiliaires, les «Chevaliers du Zodiaque», qui représentent les 88 constellations de notre sphère céleste (quoique cinq d'entre elles seulement soient mises en vedette, et une cinquantaine mises en scène). Ils combattront les forces du Mal représentées dans un premier temps par un chevalier félon, le «Grand Pope», puis Poséidon l'Empereur des Mers (Chapitre Ier «Sanctuaire») - enfin, une douzaine d'années plus tard, dans la nouvelle série Hades Part 2 - Chapter Inferno, Hadès, l'Empereur des Ténèbres.
Inexistant ou embryonnaire dans le manga original, un Chapitre consacré à Asgard et aux dieux de la mythologie germanique - où apparaît Siegfried -, sert de prélude aux méfaits de Poséidon.

Le manga de Masami Kurumada est devenu une série d'animation, Les Chevaliers du Zodiaque (Saint Seiya, au Japon), sous la houlette de Kôzô Morishita et Tomoharu Katsumata, musique de Seiji Yokoyama. Il s'agit d'une production «Toei Animation» (producteurs exécutifs : Hiroshi Takeda et Chiaki Imada).

En résumé

Première série
Chapitre Ier : Sanctuaire
(épisodes 1 à 73)
1. L'armure sacrée de Pégase; 2. Pégase contre l'Ours; 3. Cygnus contre Hydra; 4. Pégase contre Dragon; 5. Mort d'un Chevalier; 6. Andromède contre la Licorne; 7. Le pouvoir de Phœnix; 8. À la poursuite des Chevaliers Noirs; 9. Les chevaliers de l'Apocalypse; 10. Le défi; 11. Le sacrifice du Chevalier; 12. La mort pourpre; 13. Le Dragon flamboyant; 14. Ikki, le chevalier du Phénix; 15. L'île de la Reine Morte; 16. Le maître du mal; 17. L'échange; 18. Les Chevaliers des Abysses; 19. Les dernières illusions; 20. Le seigneur Cristal; 21. Mon maître, mon ennemi; 22. Le guerrier de feu; 23. La puissance d'un Chevalier d'Argent; 24. Duel dans la sable; 25. Seiya protège Athéna; 26. Les Chevaliers d'Acier; 27. Le secret de Marine; 28. Les statues de pierre; 29. Le loup solitaire; 30. La comète égarée; 31. Dante et Capella; 32. Retour aux sources; 33. L'aveugle; 34. Une question d'honneur; 35. L'eau magique; 36. Les Chevaliers d'Or; 37. La deuxième solution; 38. Le frère trompé; 39. Le dragon aveugle contre le Cancer; 40. La bonne étoile; 41. La course contre la mort; 42. La maison du Bélier; 43. La maison du Taureau; 44. La maison des Gémeaux; 45. Le Temple des illusions; 46. La chaîne d'Andromède; 47. Le Chevalier des Glace; 48. La maison de la mort; 49. La jeune fille qui priait; 50. Le puits de la mort; 51. Le lion envoûté; 52. L'animal; 53. Un acte d'amour; 54. Les disciples de Bouddah; 55. La maison de la sérénité; 56. Descente aux enfers; 57. La sagesse de Bouddah; 58. Le secret du septième sens; 59. L'armure de la sagesse; 60. La puissance du Scorpion; 61. La piqûre du Scorpion; 62. Un courage intensé; 63. Le sauvetage d'Athéna; 64. Le testament du Sagittaire; 65. Le gardien le plus dévoué; 66. Le tranchant d'Excalibur; 67. Le zéro absolu; 68. Les roses diaboliques; 69. Un parfum mortel; 70. Un pouvoir incommensurable; 71. L'imposteur; 72. Le bouclier de la justice; 73. Les chevaliers d'Athéna.

Tous les 243 ans, la déesse Athéna se réincarne pour défendre la paix sur notre pauvre globe terrestre. La déesse est protégée par de jeunes garçons appelés les Chevaliers Sacrés d'Athéna, ou «Les Chevaliers du Zodiaque». On dit que de leur poing ils peuvent pourfendre le ciel et de leur pied éventrer la Terre. Créateur de la fondation Glaad, destinée à protéger l'armure d'or d'or du Sagittaire et la réincarnation de la Déesse Athéna, Mitsumasa Kido a envoyé aux quatre coins du monde cent orphelins, avec pour mission de devenir chevaliers. Cinq d'entre eux - Seiya [Seyar, VF] (le Pégase), Hyoga (le Cygne), Shiryu (le Dragon), Shun (Andromède) et Ikki (le Phénix) - sont devenus de remarquables Chevaliers de Bronze, revêtus des armures mystiques inspirées par les grandes constellations célestes.
En l'occurrence la déesse Athéna, qui s'est réincarnée sous l'aspect de la princesse Saori, est menacée par les complots du Grand-Pope, le Chevalier des Gémeaux Saga, maître du Sanctuaire - le lieu de rassemblement de tous les Chevaliers. Nos cinq héros vont donc devoir mener une lutte difficile contre cette véritable incarnation du mal. Le Grand Pope finira par se suicider, mettant ainsi fin au conflit.

Chapitre II : Asgard (épisodes 74 à 99)
(Ce chapitre n'est pas tiré du manga)
1. L'anneau maléfique; 2. Hilda de Polaris; 3. Le poing du titan; 4. Le pouvoir de Balmung; 5. Le maître des loups; 6. Les loups à la rescources.; 7. Au bout du gouffre; 8. Le cheval fou; 9. Un amour brûlant; 10. Un air envoutant; 11. Un monde meilleur; 12. L'histoire de Mime; 13. Requiem; 14. Le cercueil d'Améthyste; 15. Le dilemme; 16. Cas de conscience; 17. Les esprits de la nature; 18. Le tigre viking; 19. L'étoile secondaire; 20. Frères de sang; 21. Les liens de sang; 22. Un guerrier de légende; 23. Le talon d'Achille; 24. Sacrifice d'un héros; 25. L'armure d'Odin; 26. Amère victoire.

Seiya et ses quatre compagnons ne se sont pas encore remis des blessures reçues au cours de leurs combat contre le Grand Pope que, déjà, Poséidon, l'Empereur des Mers, se dresse pour briguer la domination de la Terre. Dans un premier temps, menaçant l'équilibre écologique de la planète, il provoque une guerre entre les Chevaliers d'Athéna et les serviteurs de la princesse Hilda - les sept (12) «Guerriers Divins», protecteurs des terres glaciales d'Asgard. Ceux-ci sont : 1) le guerrier divin Alpha, Siegfried de Dubhe, chevalier du Dragon Viking, 2) le guerrier divin Bêta, Hagen de Merak, chevalier du Cheval Fou, 3) le guerrier divin Gamma, Thor de Phecda, chevalier du Titan, 4) le guerrier divin Delta, Albérich de Megrez, chevalier de la Nature, 5) le guerrier divin Epsilon, Fenril d'Alioth, chevalier du Loup Viking, 6) et 6bis) les guerriers divins jumeaux de Dzeta, Cid [Syd] de Mizar et Bud (13) d'Alcor, chevaliers du Tigre Viking, et 7) le guerrier divin Eta, Mime de Benetnasch, chevalier de la Lyre Polaire. Chacun de ces chevaliers porte le nom d'une étoile de la Grande Ourse ! Ainsi à 142 années-lumière de la Terre, la plus brillante, l'étoile alpha personnifiée par Siegfried s'appelle Dubhe, et ainsi de suite pour les six autres : Merak, Phecda etc.

Suite aux manœuvres de Poséidon, la prêtresse d'Asgard, Hilda de Polaris, a en effet perdu la raison. Celui-ci a passé à son doigt un étrange anneau, l'Anneau des Nibelungen - un bijou maléfique qui contrôle esprit de la Grande Prêtresse. Nul ne sait comment cette bague est arrivée au doigt de Hilda, qui a décidé que son peuple devait désormais cesser de prier Odin, le dieu du Nord, protecteur de la planète contre la fonte des glaces.
Les Chevaliers de Bronze se rendent donc à Asgard, pendant qu'Athéna prie Odin afin de retarder la submersion des terres. Mais Poséidon s'empare de la princesse Saori-Athéna afin de bénéficier du soutien de la déesse dans son plan. Devant son refus, il l'enferme dans un pilier afin qu'elle meure noyée. Saori tiendra-t-elle longtemps dans ce froid qui s'insinue, tandis que ses prières affaiblissent le Cosmos ?
Seiya et ses camarades doivent récupérer les Saphirs d'Odin que les sept «Guerriers Divins» portent sur leurs armures. Grâce à ces Saphirs, ils pourront obtenir l'aide d'Odin et la restitution de ses esprits à Hilda.

La bataille commence et les Chevaliers se rendent vite compte que les Guerriers Divins sont de redoutables adversaires. De nombreuses surprises les attendent telles que l'apparition de personnages mythiques comme Zeta Blanc ou la révélation de guerriers comme Siegfried d'Alpha, qui va leur mener la vie dure. Néanmoins, ils réussiront à récupérer les sept Saphirs d'Odin et iront trouver Hilda de Polaris. Or rien ne se passe, et Seiya, Shiryu et les autres tombent face aux attaques de la Prêtresse. Seul le téméraire Seiya s'obstine, et malgré les coups, réussit à rendre les Saphirs à la statue d'Odin.
Alors, l'armure divine d'Odin recouvre son corps et - grâce à l'épée du dieu du Nord - Seiya parvient à briser l'Anneau des Nibelungen. Hilda retrouve ses esprits et demande à Athéna de lui pardonner. Athéna s'apprête à les rejoindre, mais...

 
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Dans Les Chevaliers du Zodiaque, Siegfried, le «Guerrier Divin» d'Asgard, correspond à l'Etoile Alpha de la Grande Ourse, la constellation du Nord

 

Siegfried et Hagen
Siegfried, le Guerrier Divin de Dubhe, l'Etoile Alpha de la Grande Ourse, est sans aucun doute le plus puissant des Guerriers Divins. Aucun Chevalier de Bronze n'arrivera à le vaincre. Cependant Siegfried reconnaîtra que celle à qui il a dévoué sa vie, Hilda, est sous l'emprise du Mal. Il se sacrifiera donc afin de tuer Sorrento de la Sirène... mais en vain. Il est sans doute le personnage le plus attachant du Chapitre «Asgard».
Face à Siegfried, les Chevaliers de Bronze ne font guère le poids. Mais Shiryu arrive et le provoque. De plus, il pense avoir trouvé le point faible de l'adversaire - car le terrible guerrier d'Alpha cache derrière lui un inquiétant mystère : la légende veut qu'après avoir tué le monstrueux dragon Fafnir et s'être baigné dans son sang, il soit devenu immortel. Malheureusement pour lui, une feuille vint se coller sur son dos, à la hauteur de son cœur; son point vulnérable. Un court instant, il ne protège pas son cœur lorsqu'il porte son attaque contre Shiryu. Le Chevalier du Dragon saisit cette opportunité et parvient à frapper Siegfried en plein cœur. Toutefois, la puissance du coup n'est pas suffisante et le Guerrier Divin peut alors terrasser Shiryu.

Hagen de Merak, le Guerrier Divin de l'Etoile Bêta, est particulièrement antipathique, et son attitude lorsqu'il affronte Hyoga est passablement répugnante. Celui-ci finira néanmoins par l'atomiser ! Hagen est le seul des guerriers divins à s'entraîner dans l'antre d'un volcan, ce qui lui donne l'avantage sur Hyoga, dont il est maladivement jaloux car Freiya [Flame, VF] le préfère. Son armure représente Sleipnir, le cheval à huit pattes d'Odin (dont le nom signifie «Cheval Fou»). Hagen maîtrise le feu et la glace. Les flammes dévorantes et la congélation sont ses armes de prédilection. Dévoué à Hilda, c'est un guerrier fourbe qu'aveugle la jalousie et la haine. Dans Les Chevaliers du Zodiaque, Hagen est ami de Siegfried, contraire de la légende germanique.

Chapitre 3 : Poséidon (épisodes 100-114)
1. L'empereur des sept mers; 2. Les piliers sous-marins; 3. Le sang des chevaliers d'Or; 4. La colonne invincible; 5. La réincarnation de Poséidon; 6. Excalibur; 7. Le piège des sept piliers; 8. Le démon des eaux; 9. Isaac; 10. Le chant d'Athéna; 11. Un combat désespéré; 12. Le véritable ennemi; 13. La flèche ensanglantée; 14. Le combat des Dieux; 15. L'affrontement final.

Poséidon entame la seconde phase de son attaque contre la Terre, suscitant une nouvelle série de catastrophes naturelles. Le dieu est entouré de ses généraux, appelés les «Chevaliers d'Ecaille», alias «Les Marinas». Chacun d'eux est le gardien d'un pilier soutenant les océans : Pacifique Nord et Sud, Atlantique Nord et Sud, Indien, Arctique et Antarctique. Ils se nomment : Kanon, du Dragon des Mers (frère de Saga [14] des Gémeaux), gardien du pilier de l'Atlantique-Nord; Sorrento de la Sirène (ou plutot de la Harpie), gardien du pilier de l'Atlantique-Sud; Bian du Cheval de Mer (Hippocampe), gardien du pilier du Pacifique Nord; Io de Scylla, gardien du pilier du Pacifique-Sud; Krishna de Chrysaor, gardien de l'océan Indien; Kaza (Kaysa ?) des Lymnades, gardien du pilier de l'océan Antarctique; et Isaac du Kraken, gardien du pilier de l'océan Arctique. Les Chevaliers du Zodiaque iront donc dans son royaume, au fond des océans. Afin de mettre un terme à ce déluge et sauver l'Humanité, Athéna-Saori - à bout de forces - s'offre en sacrifice au cœur du pilier central et suscite le miracle que plus personne n'osait espérer. Seiya, Shiryu, Hyoga, Shun et Ikki viendront à bout des Sept Piliers et des généraux qui les protégeaient, et renverront Poséidon dans son vase sacré.
La paix redescend sur la Terre et Athéna part se reposer au Sanctuaire...

Saint Seiya Hades Part 2 - Chapter Inferno (épisodes 115-127)

Nouvelle série
1. Le début d'une nouvelle Guerre Sainte (Aratanaru Seisen no Hajimari); 2. La lamentation des trois (Doukoku no san-nin); 3. L'ombre des rampants (Ugomeku mono no kage); 4. L'expiation du demi-dieu (Hanshin no shokuzai); 5. Réunion éphémère (Karisome no saikai); 6. Le guerrier des temps anciens (Inishie no tôshi); 7. La troupe aux habits sombres (Kuroki koromo no mure); 8. Moment d'hésitation (Shunjun no Toki); 9. Les limites de la fierté (Kyouji no Hate); 10. Le choc doré (Konjiki no gekitotsu); 11. Le Sanctuaire est secoué (Shinkan no Sanctuary); 12. L'armure d'Athéna (Athena no Cloth); 13. Le matin de la décision (Ketsui no asa).
... c'est alors qu'Hadès, l'Empereur des Ténèbres, ressuscite pour à son tour tenter de dominer le monde. Et parmi les spectres qui, désormais avec lui, veulent la perte d'Athéna, se trouvent d'anciens Chevaliers d'Or !

V. Bibliographie

Sources

Sources anciennes

Les Eddas. Traduites de l'ancien idiome scandinave (traduction de l'islandais par Rosalie du Puget), Paris, Librairie Française et étrangère, 1838, VI-528 p.; rééditions : Paris, Librairie de l'Association pour la propagation et la publication des bons livres (Garnier Frères), coll. «Bibliothèque du Puget», 1846, 1865 (s.d.), 439 p.
Contient l'Edda de Snorri Sturluson (pp. 1-106) et l'Edda de Sæmund-le-Sage (pp. 107-436).

La Saga de Théodoric de Vérone [Dietrich de Berne]. Légendes héroïques d'outre-Rhin (introduction, traduction du norrois et notes par Claude Lecouteux), Paris, Honoré Champion éd., 2001.
La Chanson des Nibelungs (traduite du moyen haut allemand [d'après le Manuscrit B dit de «Saint Gall»], présentée et annotée par Jean AMSLER), Fayard, 1992.
 
A propos d'Albéric - Rübezahl
X., Le Roi des Gnomes. La nymphe de la source et autres contes, Paris, Larousse, coll. «Contes et légendes d'Autrefois - Les Livres Bleus», 1928.
 
Sources wagnériennes
Richard WAGNER, L'Or du Rhin (Das Rheingold, 1854); La Walkyrie (Die Walküre, 1854-1856); Siegfried (Siegfried, 1856-1869); Crépuscule des Dieux (Götterdämmerung, 1869-1874) (texte des livrets en «juxta» allemand-français - traduction Jean d'Arièges, préfaces de Marcel Doisy), Aubier-Flammarion, 4 vols, 1968-1972.
Richard WAGNER, Mes Œuvres (Avant-propos de Edmund Buchet. Introduction et traduction de J.G. Prod'homme), Paris, Corréa éd., 1941.
André CŒUROY, Wagner et l'esprit romantique, Gallimard-NRF, coll. «Idées», n 86, 1965.
André TUBEUF, Bayreuth & Wagner. Cent ans d'images (1876-1976), Jean-Claude Lattès, coll. «Musiques et Musiciens», 1981.

Exégèses

Paul HERMANN, Mythologie allemande (Deutsch Mythologie, 1898), Plon; rééd. Perrin, coll. «Pour l'Histoire», 2001.
Helmut BERNDT, Le message des Nibelungen (Das 40. Abenteuer. Auf den Spuren des Nibelungenliedes, 1968), Robert Laffont, coll. «Les énigmes de l'Univers», 1970, 293 p.
Jean MARKALE, Siegfried ou l'Or du Rhin, Editions du Rocher, 2003, 252 p.
Claude LECOUTEUX, Dictionnaire de mythologie germanique, Imago (Auzas Editeur), 2005, 255 p.

Cinéma

Dagmar LORENZEN & Ulrike WEINNITSCHKE, «Les Nibelungen de Fritz Lang à Harald Reinl», in «Le Moyen Age au cinéma», Les cahiers de la cinémathèque de Toulouse, ns 42-43, été 1985, pp. 106-112.

Bande dessinée

Richard WAGNER; Numa SADOUL (scén.); France RENONCE (d.),
  L'Anneau du Nibelung — t. 1 Or du Rhin, Dargaud, 1982
L'Anneau du Nibelung — t. 2 La Walkyrie, Dargaud, 1982
L'Anneau du Nibelung — t. 3 Siegfried, Dargaud, 1983
L'Anneau du Nibelung — t. 4 : Le Crépuscule des Dieux, Dargaud, 1984
(albums de 76 pages, Coll. Histoires Fantastiques).
 

anneau du nibelung

 

Suite…

NOTES :

(1) D. LORENZEN & V. WEINITSCHKE, in Cahiers de la Cinémathèque (Toulouse), n 42-43, été 1985, p. 108. - Retour texte

(2) Lotte H. EISNER, L'écran démoniaque, Eric Losfeld, 1965, p. 45. - Retour texte

(3) Cette première partie sera sonorisée en 1933, à la demande de Goebbels. - Retour texte

(4) Le Sigéir de la Völsungasa correspond au Hunding de l'Ancienne Edda et de R. Wagner. - Retour texte

(5) Avant de décliner son identité à Hunding, le Siegmund wagnérien se dévoile progressivement, en parlant par énigme, et se dit d'abord «Wälsung», fils de «Wälse» (La Walkyrie).
Dans La Walkyrie, Wagner fait des Völsungs les «Wölfings» («Jeunes Loups»); mais alors les deux guerriers loups ne sont plus Sigmund et son fils Sinfjœtli (Völsungasaga), mais Wolfe (= Völsung) et son fils Sigmund. - Retour texte

(6) Comme Brünnhild vengée se jettera dans le bûcher qui consume son aimé, Siegfried. - Retour texte

(7) Cf. D. PAOLELLA, «La psychanalyse du pauvre», Midi-Minuit Fantastique, n 12, mai 1965, pp. 1-10. Le critique Domenico Paolella, lui-même réalisateur de péplums, fait observer que les-mêmes cinéastes tournaient en alternance et des péplums aux héros sans peur ni reproches, et des films d'horreur, pleins de turpitudes humaines - mais pas pour la même tranche d'âge du public. - Retour texte

(8) Du moins dans la version US, The Long Swift Sword of Siegfried, que nous avons consultée. - Retour texte

(9) Associé au vampire Christopher Lee, Pluton devient lui aussi une entité maléfique dans le post-hammérien Hercule contre le Vampire (Mario Bava), au mépris - naturellement - de la conception grecque, étrangère à la notion de péché, qui ne voyait en Hadès-Pluton que celui qui régnait sur le monde des morts. - Retour texte

(10) Il est amusant de noter que si les Romains, peuple guerrier, dédièrent des temples à leur dieu de la guerre, Mars, les Grecs, pourtant tout aussi guerriers, n'en élevèrent aucun à leur dieu de la guerre Arès, considéré comme un barbare thrace (en revanche, ils honorèrent Athéna, déesse de la raison, des arts... et de la guerre). - Retour texte

(11) Saint Seiya Hades Part 2 - Chapter Inferno. - Retour texte

(12) Huit en fait, car l'un d'eux a un frère jumeau. - Retour texte

(13) Bud a été abandonné à sa naissance à cause de sa gémellité. Il ne pouvait y avoir qu'un seul héritier de la famille. Puis Syd et Bud se rencontrèrent par hasard. Et découvrirent l'incroyable vérité. Mais Bud devait porter son fardeau jusqu'au bout et, selon la volonté d'Odin, n'être que l'ombre de Syd. Syd hors de combat, Bud dut le remplacer parmi les Guerriers Divins. - Retour texte

(14) Le Grand Pope.
Kanon est aussi malfaisant que son frère le «Grand Pope» lequel, rappelons-le, avait liquidé le vrai «gentil» Grand Pope et pris sa place, instaurant terreur et guerre ! - Retour texte