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IN MEMORIAM : PHILIPPE DELABY
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patrick demory, peur sur lutece

Peur sur Lutèce

herve dumont, antiquité au cinema

La Bible de l'amateur de péplums :
Hervé Dumont, L'Antiquité au cinéma.
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antiquité au cinema, cinemaction

L'Antiquité au cinéma
(CinémAction)

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institut lumiere, lyon

Soirée péplum
Mardi 4 décembre 2012
19h30 - Conférence animée par Hervé Dumont :
« Comment le cinéma revisite l’Antiquité »
21h - Présentation de Agora d’Alejandro Amenábar

Exposition «Le Péplum»
(octobre 2012-avril 2013)

Musées gallo-romains de Lyon-Fourvière
et de Saint-Romain-en-Gal.

festival peplum arles

 FESTIVAL DU FILM PÉPLUM D'ARLES

personnages de peplums

LES HÉROS
DU SAMEDI SOIR

Antar
Atlas
Conan le Barbare
Emiliano
Goliath
Hercule
Maciste
Samson
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Ursus
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PEPLVM - IMAGES DE L'ANTIQUITE,
dévoué au cinéma et à la BD historico-mythologiques.

Pour les cinéphiles puristes, le «péplum» est un genre cinématographique spécifiquement italien, qui n'a rien à voir avec le cinéma américain à grand spectacle (dans lequel cas on parle de «films épiques», toutes époques historiques confondues).
Pour nous, est un «péplum» tout film italien, américain ou biélo-slovaque traitant d'un épisode de l'Antiquité - quel que soit son souci de sérieux ou sa volonté de parodie.

Qu'il s'agisse d'un dessin animé de Walt Disney (Hercule) ou d'un hardcore dénué d'imagination (The Private Gladiator), d'un film «art et essais» comme Les Jeunes Aphrodites de Nikos Koundouros ou d'une fable politique à la Pasolini (Médée, OEdipe-Roi...), d'une superproduction hollywoodienne comme Ben Hur ou Cléopâtre ou des aventures déjantées de Maciste (lesquelles, toujours, réveilleront nos nostalgies d'enfant), ou encore un shakespearien Jules César, façon Mankiewicz ou une trop rare merveille du petit écran comme Rome, la série-culte produite par H.B.O. ! Toutes ont notre faveur, parfois désabusée, mais soit... Seule nous importe la vision d'un monde révolu, naïve peut-être, inintéressante jamais. Nous aimerions partager avec vous notre amour de l'Histoire Antique dont nous sommes redevable à ce cinéma et à ces bandes dessinées qui avaient connu leur heure de gloire dans les fabuleuses Golden Sixties.

Les héros en étaient, alors, Charlton Heston et Steve Reeves, Gordon Mitchell, Georges Marchal, Ettore Manni et Massimo Girotti, Victor Mature ou Richard Burton, Kirk Douglas et d'autres encore... Mais le péplum est aussi vieux que le cinématographe lui-même, puisque dès 1896 les Frères Lumière, à Lyon, produisirent un Néron essayant du poison sur un esclave - tandis qu'à l'orée du troisième millénaire on continue de reconstituer l'Antiquité pour le grand comme pour le petit écran. Ce pour notre plaisir à tous. Faut-il rappeler le succès de Gladiator ?

Mythe fondateur
L'Antiquité est le mythe fondateur par excellence de notre civilisation, comparable au western des Américains.

Les exploits de ses demi-dieux ont diverti les ados, tandis que le martyre des chrétiens faisait pleurer dans les chaumières ou édifiait Margot. Adulé des nostalgiques, forain ou milliardaire, le cinéma historico-mythologique est un cinéma de genre - sinon de «mauvais genre», selon certains. Mais il nous invite au voyage, à la rencontre de ses grands et petits maîtres. Mankiewicz, Kubrick, Wyler, Hawks et Mann, n'ont pas dédaigné s'y illustrer. Et récemment encore, Ridley Scott. Mais Vittorio Cottafavi, Riccardo Freda, Mario Bava, Antonio Margheriti, Antonio Leonviolà, Domenico Paolella, Giacomo Gentilomo, Sergio Corbucci, Pietro Francisci et Ray Harryhausen - sans oublier Sergio Leone - en furent ses grands prêtres !

MICHEL ÉLOY

michel eloy

Le rédacteur en chef de ce site, pour mieux vous servir...



Historique

Le péplum est un genre cinématographique aussi ancien que le cinématographe lui-même. Pour mémoire, la première projection des Frères Lumières dans une arrière-salle du Grand-Café à Paris date de décembre 1895 (l'année où Henryk Sienkiewicz publie son roman, Quo Vadis ?). L'année suivante, Georges Hatot tourne pour eux Néron essayant des poisons sur un esclave (51"), une «Vue historique reconstituée» d'après une idée d'Alexandre Promio. Le cinéma va rapidement nous proposer une vision de l'Antiquité qui trouve ses racines dans la tragédie classique (Shakespeare, Racine) et le théâtre lyrique (l'opéra), mais aussi la peinture historique, la «peinture officielle» du XIXe s. Ces «peintres pompiers» ou «archéologues» participent à l'anticomanie suscitée par les premières fouilles archéologiques (Winkelmann à Pompéi, en 1784; Champollion et l'Expédition d'Egypte, en 1798-1801). Leurs oeuvres inspireront les premières vignettes du Dictionnaire Larousse, qui les relaie ainsi auprès du grand public. Si les producteurs de Gladiator revendiquent le Pollice Verso de Gérôme comme principale source d'inspiration de leur film, on sait moins, sans doute, que le premier péplum connu - le précité Néron essayant des poisons sur un esclave - était un tableau vivant reconstituant une toile de Joseph-Noël Sylvestre (1847-1926), Locuste essayant en présence de Néron le poison préparé pour Britannicus. Premier prix au Salon de Paris en 1876, cette toile connut une certaine renommée, au point que le caricaturiste Cham la croqua en un irrévérencieux Néron essayant du poil à gratter sur un esclave. Il ne restait plus aux Frères Lumière qu'à en faire une attraction de brasserie.

Les incunables. — La première décennie du XXe s. voit bien évidemment les «films à l'Antique» suivre le cinématographe dans ses tâtonnements, sous la houlette de gens comme Méliès ou Feuillade en France, et leurs émules italiens et américains. Destinées aux attractions foraines, ces bandes, qui n'excèdent pas quelques minutes (entre 1900 et 1910, la durée des films évolue d'une minute à dix/quinze minutes), sont axées - déjà - sur des effets spéciaux rudimentaires : les miracles du Christ, des catastrophes tel l'incendie de Rome ou la disparition de Pompéi, ou des scènes tirées de la mythologie grecque, filmées devant des toiles peintes comme au théâtre.

Le premier âge d'or (1913-1925). — Dans les années '10, les durées s'allongent et les techniques s'améliorent : Cabiria (G. Pastrone, 1913) dure trois heures, invente les décors en volume et le carello (travelling); l'Américain D.W. Griffith s'en inspirera pour concocter Intolérance (1916), qui marque l'entrée en guerre des Etats-Unis dans le premier conflit mondial. Si dans les années '10, en Italie, le péplum est avant tout patriotique (Giulio Cesare, Enrico Guazzoni, 1914), dans les années '20 il préfère traiter de la décadence de l'Empire (Messaline, E. Guazzoni, 1923). C'est légende de croire que le fascisme (1922-1943), pourtant épris de cinéma - création du Centro Sperimentale di Cinematografia en 1937, devenu depuis Cinecittà -, aurait utilisé le péplum pour affirmer sa romanité. Le fascisme diffusait son message politique à travers les bandes d'actualités projetées en complément. Au contraire, les péplums de l'époque se révélaient fort critiques vis-à-vis du régime (Nerone, Alessandro Blasetti, 1930 - avec le comique Petrolini; Processo e morte di Socrate, Corrado D'Errico, 1940). Un seul film «antique» peut être crédité au service de la propagande mussolinienne : Scipion l'Africain (Carmine Gallone, 1937), censé justifier les tentatives coloniales en Afrique. A l'issue d'un voyage d'étude à Hollywood, auprès du producteur Hal Roach, Vittorio Mussolini - le fils du Duce - en fut le producteur exécutif. Mais le résultat déçut. Benito ne se reconnut point dans cette caricature de lui-même !

cleopâtre (1917), theda bara

Cléopâtre (1917) : Theda Bara

Les années '30. — Dans la même période des années '20-'30, signalons l'infatigable activité, outre-Atlantique, de Cecil B. DeMille : Les Dix Commandements (1923), Le Roi des Rois (1928 [en Technicolor]), Le Signe de la Croix (1932), Cléopâtre (1937). Sans oublier le Ben Hur de Fred Niblo (1924) et, en France, le Salammbô de Pierre Marodon (1925), coproduit avec l'Autriche, ainsi que Les dieux s'amusent (l'Amphitryon de Plaute) de Reinhold Schützel et Albert Valentin (1935), coproduit avec l'Allemagne.

cleopâtre, cecil B. demille, claudette colbert

Cléopâtre (C.B. DeMille, 1937) : Claudette Colbert

Ces «incunables» ou «primitifs», on les nomme aussi «anté-péplums», le terme «péplum» n'apparaissant que dans les années soixante, dans le sillage du «Nickel-Odéon» - le ciné-club de Bertrand Tavernier - et des revues Les cahiers du cinéma et Positif. Nous y arrivons

Le second âge d'or (1957-1964). — Le premier âge d'or du péplum révolu, un second se profile trente ans plus tard. Après la Seconde Guerre mondiale, la concurrence de la télévision impose à Hollywood d'inventer de nouvelles recettes pour attirer le public. Ce sera l'écran large avec le CinemaScope (Hypergonar), un procédé inventé par le Français Henri Chrétien pour la 20th Century-Fox (La Tunique, 1953; Les Gladiateurs, 1954; L'Egyptien, 1954), ensuite adopté par la Warner (Le Calice d'Argent, 1955), mais aussi la Vista Vision de la Paramount, le Todd-AO etc.

A vrai dire, le péplum a refait surface en Italie dès la chute du fascisme : L'Apocalypse de Gian Maria Scotese (1946), Fabiola d'Alessandro Blasetti (1947), Les derniers jours de Pompéi de Marcel L'Herbier (1948), Néron, Tyran de Rome de Primo Zeglio (1949), tandis qu'aux States C.B. DeMille tourne Samson et Dalila (1948) avec Victor Mature et Hedy Lamarr, l'année de la fondation de l'Etat d'Israël. Hasard ? On peut en douter. Comme les Américains possèdent des avoirs bloqués en Italie, où l'on trouve d'ailleurs d'excellents techniciens à moindre salaire, on vient tourner à Rome, d'abord en format standard : Quo Vadis (Mervyn LeRoy, 1951) et Ulysse (Mario Camerini, 1954); puis en scope : Hélène de Troie (Robert Wise, 1956), Ben Hur (William Wyler, 1959) etc. Les décors d'Ulysse abandonnés donnent des idées à Pietro Francisci qui les récupère pour tourner Les Travaux d'Hercule avec en vedette «Mister Universe 1950», Steve Reeves. Le muscle opera est né. En Italie le péplum va prospérer de 1959 à 1964 au rythme de 30 à 40 films par an. Ces films storico-mitologico exploreront tous les recoins de l'Antiquité (et parfois en déborderont : Maciste contre Zorro, etc.).

samson et dalila, cecil B. demille, victor mature
 
hercule, reine de lydie, steeve reeves

Le Second âge d'or du péplum jette des passerelles entre les civilisations et les scénarios s'interpénètrent. En 1948, Samson-Victor Mature pliait des barres de fer (Samson et Dalila, C.B. DeMille); dix ans plus tard, Hercule-Steve Reeves ne pouvait pas faire moins (Hercule et la Reine de Lydie, 1958)...

Peut-être à cause du bodybuilding, le péplum italien recueille un succès incroyable aux Etats-Unis, d'ordinaire peu ouverts au cinéma européen. Au vrai, le succès est foudroyant aussi bien des deux côtés de la Méditerranée; au point qu'Yves Courrière dans Les Fils de la Toussaint, premier tome de sa Guerre d'Algérie, peut montrer les responsables des attentats du 1er novembre 1954 se retrouvant le soir «débriefant» en faisant la queue devant le «Splendid» d'Alger, cinéma populaire où l'on passait «quelqu'aventure d'Hercule ou de Maciste». L'anecdote est savoureuse, même si le premier «Hercule» date en fait de 1957 (Les Travaux d'Hercule) et le premier «Maciste» de 1960 (Le Géant de la Vallée des Rois) ! Les péplums furent le genre cinématographique emblématique par excellence des Fiveties-Sixties.

Toutefois en 1965, une nouvelle mode tombe comme un couperet de guillotine : le western-spaghetti détrône le péplum. Le «second âge d'or» (1957-1964) entamait son chant du cygne.

Les années '70. — Les films sur l'Antiquité commencent à se raréfier, ce qui ne signifie nullement qu'on n'en tourne plus. La TV - la TV britannique, la BBC - acte la revanche du petit écran sur l'écran large avec des feuilletons comme L'aigle de la IXe Légion (Michael Simpson, 1977), d'après le roman de Rosemary Sutcliff, et Moi Claude, empereur (Herbert Wise, 1976) d'après le roman de Robert Graves. Et, en Italie, Jésus de Nazareth (Franco Zeffirelli, 1975/77 - film et série TV). De 1977 date le projet de Franco Rossellini (le neveu de Roberto) d'un Caligula, qui finira par tomber entre les griffes de Bob «Penthouse» Guccione et donnera au péplum érotique le chef-d'oeuvre que l'on sait, par ailleurs très belle illustration des délires de Suétone (Tinto Brass & Bob Guccione, 1979).

Les années '80. — A côté de quelques films pour le grand écran comme le mythologique Choc des Titans (Desmond Davis, 1981), ces années '80 verront le péplum se décliner selon trois axes :

1) Les séries-TV : Masada (Boris Sagal, 1980 - 4 épisodes), Les derniers jours de Pompéi [ABC/RAI] (Peter Hunt, 1983 - 6 épisodes), Anno Domini (Stuart Cooper, 1984 - 13 épisodes), Quo Vadis ? [RAI] (Franco Rossi, 1984 - 6 épisodes) et quelques autres inédites chez nous ou avortées;

2) Les caligulades érotiques : Les folles nuits de Caligula, Messaline, impératrice et putain, Les aventures sexuelles de Néron et Poppée, Caligula la véritable histoire, Les orgies de Caligula, Les nuits chaudes de Cléopâtre, etc.

nuits chaudes de caligula

 

caligula veritable histoire

3) Les SF-heroic fantasy - dans le sillage de Rollerball, Conan le Barbare, Mad Max et autre Guerre du Feu confondus dans le même creuset. Dans un monde post-apocalyptique, les hommes revenus à la barbarie organisent des combats de gladiateurs futuristes. Citons seulement parmi vingt autres Roma año 2072 D.C. Los Gladiatores...
Une mention spéciale, toutefois, pour les deux Hercule de Luigi Cozzi [Lewis Coates] qui, tablant sur la mode Star Wars, sous les traits de Lou Ferrigno envoie le fils de Zeus dans l'Espace explorer les potentialités laissées entre-ouvertes par L'astronomie poétique d'Hyginus et l'école de Max Müller ! (Le second volet, Les aventures d'Hercule, ne connaîtra qu'une discrète diffusion vidéo.)

Les années '90. — Entre 1993 et 2002 (?), la Lube produit une série TV retraçant les principaux épisodes de La Bible. D'abord l'Ancien, puis le Nouveau Testament. De la Genèse à L'Apocalypse, elle totalise actuellement 14 épisodes. La série se distingue du péplum hollywoodien par sa volonté d'éviter le kitsch grandiose pour, au contraire, tenter de renouer avec la simplicité biblique des décors de l'Afrique du Nord où les épisodes sont tournés.

La seconde moitié des année quatre-vingt-dix sera pour sa part marquée par le succès de deux séries-TV américaines tournées en Nouvelle-Zélande : Hercule (Legendary journeys of Hercules, 4 saisons, 5 téléfilms & 116 épisodes, 1994-1998) et son spin-off Xena la Princesse Guerrière (Xena Warrior Princess, 6 saisons, 134 épisodes, 1995-2001). Si Hercule est un mélange de mythologie grecque et d'heroic fantasy axé sur des effets spéciaux numériques animant des créatures fantastiques, Xena - plus réaliste - sera redevable de son succès à son double niveau de lecture enfantin et lesbien. La série est mythique chez les gay. Xena revisite tous les genres (épique, burlesque, comédie musicale), toutes les époques et tous les mythes - de la Grèce au Japon des Samouraïs, en passant par les Nibelungen, l'Inde védique, la Bible, Charles Dickens et Indiana Jones. Aussi est-ce tout naturellement qu'elle rencontre Jules César, Brutus et Pompée, et même Boadicée et Vercingétorix...

gladiator ridley scott

Une certaine idée de l'Antiquité romaine : dans ce plan décolorisé pour suggérer des images d'archives, Ridley Scott télescope le triomphe de Commode avec les grands-messes nationales-socialistes de Nuremberg (Gladiator). Pour la circonstance, le Colisée se voit associé une grandiose esplanade qu'on rechercherait vainement au pied du Palatin...

Le troisième âge d'or ? — En 2000, le péplum entre dans son «troisième âge d'or» grâce au succès de Gladiator de Ridley Scott. Les superproductions se suivent et ne se ressemblent pas : Vercingétorix (Jacques Dorfmann, 2000), Quo Vadis ? (Jerzy Kawalerowicz, 2001), The Passion of the Christ (Mel Gibson, 2004), Troie (Wolfgang Petersen, 2004), Alexandre (Oliver Stone, 2004) et Le roi Arthur (Antoine Fuqua, 2004) qui restitue au Bas-Empire les premiers éléments de la geste arthurienne; les séries TV Empire [ABC] (J. Gray, K. Manners, G. Yaitanes, 2005) et Rome [HBO] (2005-2007 - 2 saisons); le controversé 300 (Zack Snyder, 2006), le décalé La dernière légion (Doug Lefler, 2007) et, enfin, le franchouillard Astérix aux Jeux Olympiques (Frédéric Forestier & Thomas Langmann, 2008) pour ne citer que les principales.

troie, troy, wolfgang petersen, ajax

Inévitable tyrannie de la durée du film face à l'ampleur de la matière historique : il faut raccourcir et simplifier. Dans Troie de Wolfgang Petersen, parmi d'autres rétrécissements, on verra le Grand Ajax [Tyler Mane] «au bouclier haut comme une tour» chanté par Homère, tomber sous les coups d'Hector lors de son assaut contre le camp grec (en réalité, il repoussait Hector et les Troyens, et même lui survivait - mais finissait par se suicider après avoir, dans un coup de folie, massacré les boeufs des Achéens). Seul Ajax pouvait tuer Ajax !

Signalons également la collection de téléfilms produite par Hallmark : L'Odyssée (Click & Click) (Andrei Konchalovsky, 1997), Merlin (Steve Barron, 1998), L'Arche de Noé (John Irvin, 1999), Cléopâtre (Franc Roddam, 1999), Jason et les Argonautes (Nick Willing, 2000), La Terre Promise (Kevin Connor, 2000), Hercule (Roger Young, 2005), The Ten Commandments (Robert Dornhelm, 2005).
Nous sommes entrés dans une nouvelle ère du péplum, à présent placée sous le signe du téléfilm, de la télésuite et du docufiction TV tels les deux quasi homonymes Rome : Grandeur et décadence d'un Empire (Ancient Rome : The Rise and Fall of an Empire) [BBC & ZDF] (GB-AL, 2006 - 6 épisodes), série très soignée, et... Rome : grandeur et décadence d'un Empire (Rome : Rise and Fall of an Empire) [History Channel] (Rex Piano, GB-EU - 2008 - 13 épisodes), qui souffre de certaines méthodes économiques telles ces scènes standardisées se retrouvant dans nombre d'épisodes, mais qui a le mérite de traiter de sujets rarement abordés à l'écran.

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